05.03.2009 -

Les programmes de formation à la maîtrise de l'information aux Caraïbes à l'ordre du jour d'une conférence internationale

La table ronde organisée par l'UNESCO le 17 février 2009 dans le cadre de la conférence internationale pour le 60ème anniversaire du Service des bibliothèques de la Jamaïque était consacrée aux répercussions des programmes de formation à la maîtrise de l'information sur le développement de l'éducation aux Bahamas, au Belize, en Jamaïque et à Trinité-et-Tobago. La conférence qui s'est tenue à Ocho Rios (Jamaïque) avait pour thème "Bibliothèques publiques et scolaires : les partenaires du développement national".

La table ronde accueillait des représentants des bibliothèques publiques et universitaires des pays concernés. Norma Amenu-Kpodo, de l'Université des Indes occidentales (Jamaïque), a présenté une analyse de l'utilisation, dans son université, d'une fonction marketing et d'une plate-forme de formation en ligne. Ateliers, prospectus, spots et autres stratégies marketing ont contribué à la reconnaissance de l'objectif que s'est donné l'université de former environ 2000 étudiants par an, toutes disciplines confondues.

 

Dorcas Bowler, du Service des bibliothèques publiques des Bahamas, a rappelé le partenariat mené avec l'UNESCO pour promouvoir des clubs de formation à la maîtrise de l'information et recruter des élèves bibliothécaires aux Bahamas. Ce projet a permis d'éveiller l'intérêt pour le métier de bibliothécaire-documentaliste et de soutenir la profession dans le pays.

 

L'étude de cas du Belize, consacrée au projet SWAN (School's Wide Area Network), a souligné l'importance du rôle du gouvernement dans le développement de l'éducation. Le réseau étendu SWAN, qui avait pour objectif d'exploiter l'utilisation des TIC dans l'enseignement, d'œuvrer au bien public et d'assurer au Belize une place dans l'économie mondiale, a échoué pour plusieurs raisons :

  • perte du contrôle national sur le secteur des télécommunications au profit des investisseurs étrangers ;
  • lenteur des progrès de la formation à la maîtrise de l'information au niveau national ;
  • utilisation de l'Internet comme ressource privilégiée, au détriment du rôle des bibliothèques et autres services de documentation et d'information ;
  • incapacité des institutions gouvernementales en matière de veille technologique.

La représentante de la NALIS, organe responsable de la Bibliothèque nationale et du système d'information de Trinité-et-Tobago, Annette Wallace, a évoqué plusieurs projets de formation à la maîtrise de l'information qui ont eu un effet positif sur le développement de l'éducation de la population dans son pays. Par exemple, le partenariat dans le cadre du projet UNESCO/NALIS ("Community Information Literacy Skills Project") a abouti à la création de plusieurs clubs de formation à la maîtrise de l'information à Trinité-et-Tobago et dans d'autres pays des Caraïbes. Grâce à ce partenariat, le réseau des clubs de formation à la maîtrise de l'information des Caraïbes a créé un site pour promouvoir le travail des clubs et offrir un espace de partage d'expériences, d'idées et de documents sur le sujet. Un guide destiné aux formateurs a également été mis au point.

 

Kwame Boafo, directeur du Bureau de l'UNESCO à Kingston et l'un des intervenants les plus attendus à la conférence, a souligné le rôle crucial des bibliothèques publiques et scolaires dans le développement national. Il a expliqué que ces établissements permettent aux professionnels de l'information et aux responsables locaux de partager expériences et bonnes pratiques pour améliorer les services destinés aux usagers.

Le Service des bibliothèques de la Jamaïque offre des services d'information gratuits depuis 1948. Il regroupe aujourd'hui 614 bibliothèques publiques et 926 bibliothèques scolaires. Depuis sa création, il n'a cessé de travailler pour rester le plus grand réseau de bibliothèques de la Jamaïque et l'un des plus étendus des Caraïbes.




<- retour vers Toutes les actualités