11.03.2016 -

La Caraïbe teste son système d’alerte au tsunami

Caribe Wave, l'exercice annuel du Système d’alerte rapide aux tsunamis pour la mer des Caraïbes et régions adjacentes.

Les pays riverains de la mer des Caraïbes sont-ils suffisamment préparés pour faire face à un tsunami de grande ampleur ? C’est pour repérer les éventuelles failles dans le dispositif qu’est organisé le 17 mars un exercice dans la région. Il s’agit de mettre à l’épreuve le Système d’alerte rapide aux tsunamis et aux autres risques côtiers pour la mer des Caraïbes et des régions adjacentes, mis en place en 2005 sous l’égide de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO.

L’exercice repose sur un double scénario : il prévoit la survenue d’un tremblement de terre de grande ampleur au large des côtes du Venezuela et un autre au large des côtes du nord de la République dominicaine. Des messages fictifs seront émis par le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC) et envoyés aux pays participants*.

Cet exercice, baptisé Caribe Wave 16, vise à tester l’efficacité des dispositifs d’alerte auprès des acteurs chargés de la gestion des situations d’urgence (points focaux nationaux d’alerte aux tsunamis, bureaux de prévision météorologique, services de garde-côtes, services de secours d’urgence…) dans la région. Près de 70 000 personnes se sont enregistrées pour prendre part au test. Les pays qui le souhaitent auront aussi la possibilité d’étendre le test au niveau local. Le Panama, Porto Rico, la République dominicaine et le Venezuela ont par ailleurs prévu de procéder à des exercices d’évacuation partielle des populations côtières.

Au cours des cinq derniers siècles, 75 tsunamis ont eu lieu dans les Caraïbes, soient près de 10% du total mondial de tsunamis océaniques pour la période. Qu’ils soient générés par un tremblement de terre ou un glissement de terrain ou qu’ils soient d’origine volcanique, les tsunamis ont fait plus de 3500 morts dans la région depuis la moitié du 19e siècle (Source : National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA). Les dernières décennies ont été marquées par une explosion de la croissance démographique et l’afflux de touristes dans les zones littorales, ce qui augmente encore la vulnérabilité de la région.

Un premier exercice d’alerte avait eu lieu en 2011. Le Groupe intergouvernemental de coordination du Système d’alerte rapide aux tsunamis et aux autres risques côtiers pour la mer des Caraïbes et les régions adjacentes (GIC/CARIBE-EWS) a été créé en 2005, sur le modèle de ceux qui existent dans le Pacifique, l’océan Indien et dans la Méditerranée et l’Atlantique du Nord-Est. Créés sous l’égide de la COI, les Groupes intergouvernementaux de coordination aident les Etats membres à mettre en place des systèmes d’alerte aux tsunamis.

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Contact : Agnès Bardon, Division de l’information du public de l’UNESCO. Tel :+33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org

*Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Brésil, Colombie, Costa Rica, Cuba, Dominique, Etats-Unis (îles Vierges et Porto Rico), France (Martinique, Guadeloupe, St Martin, Guyane), Grenade, Guatemala, Guyana, Haïti, Honduras, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, Royaume des Pays-Bas (Aruba, Bonaire, Saba, Curaçao, St Eustatius et St Maarten), République dominicaine, Royaume-Uni (Anguilla, Bermudes, îles Vierges britanniques, îles Caïmans, Montserrat, îles Turques-et-Caïques), Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Suriname, Trinité-et-Tobago, République bolivarienne du Venezuela.




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