26.09.2013 - UNESCO Office in Dakar

Agadez au Niger entre au patrimoine mondial de l’UNESCO

Centre historique d’Agadez ©CRAterre/Thierry Joffroy

Le centre historique de la ville d’Agadez la plus importante ville du nord du Niger, entre au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette ville, aussi appelée porte du désert, est un véritable point de transit entre l’Afrique sub-saharienne et l’Afrique du Nord

Dans ce centre historique, divisé en onze quartiers et où près de 20 000 personnes vivent, trône un impressionnant ensemble palatial et religieux. La mosquée de terre crue est surplombée par un minaret haut de 27 mètres (plus haut minaret de terre crue au monde) et est uniquement fait d’adobe.

Une renaissance aux yeux du public

L’instabilité de la région a, depuis quelques années, minée le tourisme et le passage d’étrangers dans la cité. Toutefois, l’impact de cette inscription, au patrimoine mondial de l’UNESCO, constitue un véritable atout pour la région, pour ses habitants et pour la communauté internationale, d'autant plus qu'elle intervient à un moment alors que le Sahel traverse une crise profonde dans laquelle la culture et le patrimoine occupent une place centrale.

« C’est vraiment une attente de longue haleine, aussi bien des populations locales que de tous ceux qui sont là pour protéger le patrimoine et cette richesse que nous avons dans la ville d’Agadez », explique, Rhissa Feltou, Maire de la ville.

L’héritage du lieu de passage

C’est entre le XVème et XVIème siècle, que le sultanat de l’Aïr s’installa dans la région d’Agadez. La sédentarisation du sultanat dans la région témoigne de l’importante position stratégique de la ville dans la région à cette époque. La pluralité des styles architecturaux d'Agadez témoigne du carrefour humain et commercial que la ville a été depuis des siècles et qu'elle continue à être encore aujourd’hui.

Pour conserver cet héritage et cette richesse matérielle et commune, le Comité du patrimoine mondial a transmis à l’Etat nigérien ses requêtes et attentes au sujet du site. Car même si le centre religieux est bien préservé, grâce à une attention particulière que lui prête le sultanat, les habitations, bien souvent hétérogènes, doivent respecter de nouvelles normes consécutives au nouveau statut du site.




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