11.09.2006 -

Le Directeur général condamne le meurtre du rédacteur en chef soudanais Mohamed Taha Mohamed Ahmed

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'enlèvement et la décapitation de Mohamed Taha Mohamed Ahmed, rédacteur en chef d'un journal de Khartoum, au Soudan.

« Je condamne l'assassinat de Mohamed Taha Mohamed Ahmed », a déclaré le Directeur général. « La liberté d'expression est un droit de l'homme fondamental mais aussi une condition préalable pour une démocratie et un Etat de droit véritables. Je suis profondément choqué par le meurtre de Mohamed Taha Mohamed Ahmed et par la façon dont il a été perpétré. Je demande aux autorités soudanaises de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que les assassins de Mohamed Taha Mohamed Ahmed soient traduits en justice ».

 

Mohamed Taha Mohamed Ahmed, âgé de 50 ans, était rédacteur en chef du quotidien Al-Wifaq. Il a été kidnappé par des hommes masqués devant sa maison le 5 septembre. La police a retrouvé son corps décapité le lendemain.

 

Selon le Comité de protection des journalistes (CPJ), Mohamed Taha Mohamed Ahmed avait été arrêté plusieurs jours en mai 2005, et son journal fermé pour trois mois, suite à la publication d'un article considéré comme blasphématoire. Il y a six mois, toujours selon le CPJ, des inconnus avaient incendié les bureaux de Al-Wifaq, endommageant gravement le bâtiment.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»




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