26.10.2012 - UNESCOPRESS

La Directrice générale condamne le meurtre du caméraman syrien Mohammed al-Ashram

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déploré aujourd’hui le meurtre de Mohammed al-Ashram, caméraman pour la chaîne de télévision syrienne Al-Ikhbariya, survenu le 10 octobre dans la ville de Deir Al-Zour, à l’est du pays. Irina Bokova a également demandé que des efforts soient consentis pour obtenir la libération des journalistes portés disparus en Syrie et qui semblent avoir été kidnappés.

« Je condamne le meurtre de Mohammed al-Ashram », a déclaré la Directrice générale. « Les journalistes  doivent pouvoir mener à bien leur mission et j’appelle une nouvelle fois toutes les parties impliquées dans le conflit en Syrie à respecter le statut civil des reporters et des professionnels des médias. Le nombre de victimes parmi les professionnels et les journalistes citoyens en Syrie est alarmant et j’exhorte les parties concernées à mettre tout en œuvre pour améliorer leur sécurité et respecter le droit de l’homme fondamental à la liberté d’expression ».

« Je suis également profondément préoccupée par le sort des journalistes portés disparus récemment en Syrie et j’en appelle à toutes les parties concernées pour assurer leur retour », a conclu Irina Bokova.

            Mohammed al-Ashram aurait été abattu le 10 octobre alors qu’il couvrait les affrontements entre les forces gouvernementales syriennes et les rebelles de l’Armée syrienne libre dans la ville de Deir Al-Zour, dans l’est du pays.

            D’après le Comité pour la protection des journalistes, plusieurs reporters, probablement kidnappés, sont portés disparus en Syrie depuis plusieurs semaines.

Ce meurtre porte à 32 le nombre de journalistes tués en Syrie depuis le début de l’année 2012. Ils sont recensés sur la page du Mémorial des journalistes assassinés.

 

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Contact médias : Sylvie Coudray, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 




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