31.08.2009 -

Le Directeur général condamne le meurtre du journaliste afghan Janullah Hashimzada

Le 28 août 2009, le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné le meurtre du journaliste afghan Janullah Hashimzada, tué par balles le 24 août dernier dans la passe de Khyber au Pakistan.

« Je condamne le meurtre de Janullah Hashimzada », a déclaré le Directeur général. «Ce meurtre met en évidence la vulnérabilité des journalistes qui travaillent en zones de conflit et de post-conflit, où ils remplissent un rôle essentiel en nous fournissant une information indépendante. La paix, la démocratie et l'Etat de droit dépendent, et exigent, un débat ouvert et informé, qui est également essentiel pour la réconciliation et la reconstruction. Je suis persuadé que les autorités vont enquêter sur ce meurtre et prendront toutes les mesures nécessaires pour améliorer la sécurité des journalistes dans cette partie du pays étant donné le prix trop lourd qu'ils doivent payer afin d'exercer leur profession.»

 

Janullah Hashimzada, 37 ans, était connu pour ses critiques à l'égard des insurgés combattant sous la bannière des talibans. Il aurait contrarié des personnages clés de la région et aurait dit à des collègues avoir reçu des menaces et être suivi.

 

Janullah Hashimzada était chef de bureau à Peshawar au Pakistan pour la chaîne de télévision afghane Shamshad. Il travaillait également comme pigiste pour les agences de presse Associated Press et Pajhwok Afghan News, ainsi que pour les journaux en pachtoun Wahdat et Sahar, et pour la chaîne de télévision Al-Arabia.

 

Ali Khan, un autre employé de Shamshad, a également été grièvement blessé dans l'attaque qui a coûté la vie à Janullah Hashimzada. Selon l'Institut International de la Presse (IPI), 11 journalistes ont été tués au Pakistan au cours des deux dernières années, dont six dans la région nord-ouest du pays.

L'UNESCO est le seul organisme des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples. » À ces fins, elle doit « favorise[r] la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image. »




<- retour vers Toutes les actualités