04.05.2009 -

Le Directeur général condamne le meurtre du journaliste colombien José Everardo Aguilar

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui le meurtre du journaliste colombien José Everardo Aguilar, assassiné le 24 avril dans la ville de Patia, à 450 kms au sud de Bogotá.

« Je condamne l'assassinat du reporter José Everardo Aguilar », a déclaré le Directeur général. Il a ajouté : « Aucune démocratie ne peut tolérer que les armes empêchent le débat démocratique et je suis sûr que les autorités n'épargneront aucun effort dans la recherche des auteurs de ce crime qui touche la société colombienne dans son ensemble. C'est particulièrement urgent à un moment où le nombre croissant d'attaques contre des journalistes menace en Colombie le droit de l'homme fondamental qu'est la liberté de la presse ».

 

José Everardo Aguilar, chroniqueur radio âgé de 62 ans, était connu pour ses critiques violentes contre la corruption. Selon la Fédération des journalistes d'Amérique latine et des Caraïbes (FEPALC) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ), il avait souvent reçu des menaces après ses dénonciations de cas de corruption mais il refusait de se taire.

 

José Everardo Aguilar travaillait pour plusieurs radios, dont Bolivar Estéreo et Canal Local del Bordo ; il était aussi le correspondant local de Radio Súper Popayán. Le journaliste a été tué à bout portant dans son propre domicile.

 

Selon la FEPALC, quarante attaques contre des journalistes auraient eu lieu en Colombie depuis le début de 2009.

L'UNESCO est le seul organisme des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples. » À ces fins, elle doit « favorise[r] la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image. »




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