19.08.2006 -

Le Directeur général condamne l'assassinat du journaliste colombien Milton Fabián Sánchez

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'assassinat du journaliste de radio Milton Fabián Sánchez, perpétré le 9 août à Yumbo, au Sud-Est de la Colombie.

« Je condamne le meurtre de Milton Fabián Sánchez », a déclaré le Directeur général, « et j'exhorte les autorités colombiennes de faire tout leur possible afin que les auteurs de ce crime soient traduits en justice ».

 

« Bien que je me félicite de l'engagement en faveur de la défense de la liberté de la presse dont les autorités colombiennes font preuve et que je constate une baisse des attaques mortelles perpétrées sur des journalistes au cours des deux dernières années », a conclu le Directeur général, « je suis préoccupé par ce meurtre, ainsi que par les informations sur des menaces et intimidations constantes dont les journalistes sont victimes, notamment ceux qui travaillent dans le domaine de la criminalité.

 

Milton Fabián Sánchez, journaliste à la radio Yumbo Estéreo, rentrait à la maison quand, vers 22h30, deux individus qui roulaient sur un motocycle ont ouvert le feu sur lui. Il a succombé à ses blessures à l'hôpital, une heure et demi plus tard. L'émission de Milton Fabián Sánchez était axée sur des sujets de politique et de société.

 

Vingt-cinq journalistes ont été tués en Colombie au cours de cette dernière décennie, selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) qui fait état d'une diminution du nombre d'assassinats des professionnels des médias dans ce pays, avec un meurtre en 2005 et un, à ce jour, en 2006. Néanmoins, le CPJ dénonce les menaces constantes dont les journalistes sont victimes, notamment ceux qui travaillent dans le domaine de la criminalité et de la corruption.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»




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