28.02.2012 - UNESCOPRESS

La Directrice générale condamne l’assassinat du journaliste indien Chandrika Rai et de sa famille

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd’hui l’assassinat du journaliste Chandrika Rai, retrouvé mort avec sa femme et ses deux enfants à leur domicile, dans l’Etat du Madhya Pradesh le 18 février.

« Je condamne l’assassinat du journaliste d’investigation Chandrika Rai et de sa famille », a déclaré la Directrice générale. « Il est essentiel pour la préservation de la liberté d’expression et de la liberté de la presse que les autorités du Madhya Pradesh mettent tout en œuvre pour enquêter sur ce cas et que les auteurs de ce crime choquant soient traduits en justice ». 

Journaliste indépendant, Chandrika Rai, 43 ans, publiait régulièrement des articles dans des journaux de Bhopal, la capitale de l’Etat. Il avait récemment mis au jour des irrégularités dans le commerce du charbon dans la région, d’après la Fédération internationale des journalistes.

Chandrika Rai est le huitième journaliste tué en Inde depuis 2008 d’après le recensement effectué par l’UNESCO sur la page du Mémorial UNESCO des journalistes assassinés. 

En 2011, l’UNESCO et la Fédération internationale des journalistes ont organisé des formations sur le journalisme dans les zones de conflit et sur les droits de l’homme pour 60 journalistes dans les Etats de Chhattisgarh, Orissa et Jharkhand. A Hyderabad, l’UNESCO et l’Union de radiodiffusion de l’Asie-Pacifique ont organisé un atelier pour 15 professionnels confirmés de radio et de télévision. Il portait sur la couverture dans les zones de conflit dans et les différentes manières de mobiliser les médias pour contribuer à la paix.

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L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 




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