22.05.2006 -

Le Directeur général condamne le meurtre du journaliste indonésien Herliyanto

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'assassinat, à Takoran dans l'Est de Java (Indonésie), du journaliste indépendant Herliyanto.

« Je condamne le meurtre particulièrement brutal d'Herliyanto. L'acharnement dont ont fait preuve le ou les meurtriers est révoltant. Ce crime odieux ne doit pas rester impuni », a déclaré le Directeur général. Il a poursuivi : « Au delà des individus, les violences contre les journalistes constituent des attaques contre la société dans son ensemble. La liberté d'expression est reconnue comme un droit fondamental par la Déclaration universelle des droits de l'homme et son corollaire, la liberté de la presse, est essentielle pour la démocratie et l'Etat de droit. J'espère que les autorités indonésiennes mettront tout en œuvre pour retrouver les coupables et les traduire en justice ».

 

Herliyanto, âgé de 40 ans, travaillait notamment pour le Delt Tabloid de Sidoarjo et Visual Tabloid de Djakarta. Son corps sans vie a été retrouvé le 29 avril dans une forêt proche du village de Takoran dans l'Est de Java. L'autopsie a révélé de très nombreuses blessures à l'arme blanche. Pour la police, le vol ne peut être le mobile du crime car les objets personnels du journaliste, y compris sa moto, n'ont pas été dérobés. Par contre, son appareil photo et son carnet de notes ont disparus.

 

Selon l'Alliance of Independant Journalists Indonesia (AJI), dans ses derniers articles, Herliyanto s'était fait l'écho de plaintes contre le chef du village de Tulupari à propos de la gestion des rations de riz subventionnées, mais aussi d'un trafic d'eau potable dans un autre village. Il préparait d'autres articles sur des malversations par des autorités locales.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»




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