19.04.2011 -

La Directrice générale condamne le meurtre du journaliste italien Vittorio Arrigoni

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a condamné le meurtre de Vittorio Arrigoni, journaliste et militant de la paix italien dont le corps a été retrouvé dans la bande de Gaza le 15 avril, au lendemain de son enlèvement.

« Je condamne le meurtre incompréhensible et gratuit de Vittorio Arrigoni », a déclaré la Directrice générale. « C'était un journaliste courageux qui avait choisi de rester et de couvrir les événements dans une région agitée. Il était également très engagé en faveur de la paix et, à travers ses écrits, appelaient régulièrement toutes les parties à "rester humaines"».

 

« J'appelle aussi les autorités palestiniennes de Gaza à mener une enquête approfondie et à traduire les meurtriers de Vittorio Arrigoni en justice afin de signifier clairement que de tels crimes ne peuvent être tolérés ».

 

Vittorio Arrigoni, 36 ans, couvrait les actualités palestiniennes pour le journal italien Il Manifesto ainsi que pour le site d'information Peace Reporter. Il travaillait également pour International Solidarity Movement, une organisation pro-palestinienne.

 

D'après des informations citées par l'Institut international de la presse, le journaliste a été kidnappé le 14 avril par un groupe qui a posté une vidéo sur YouTube menaçant de tuer le journaliste si un certain nombre de prisonniers politiques n'étaient pas libérés.

 

Les autorités de Gaza ont annoncé que le corps de Vittorio Arrigoni avait été retrouvé dans une maison inoccupée de la bande de Gaza avant que l'ultimatum fixé au vendredi soir ait expiré.

L'UNESCO est l'agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image ».




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