16.11.2009 -

Le Directeur général condamne le meurtre du journaliste mexicain Vladimir Antuna García

Le Directeur général de l'UNESCO a condamné aujourd'hui le meurtre du journaliste mexicain Vladimir Antuna Garciá dont le corps sans vie a été retrouvé le 2 novembre à Durango.

« Je condamne le meurtre de Vladimir Antuna Garciá », a déclaré le Directeur général, qui a ajouté : « La capacité des journalistes à mener à bien leurs activités professionnelles et à exercer le droit de l'homme fondamental qu'est la liberté d'expression est mise en danger par le climat de terreur suscité par la récente vague de crimes commis au Mexique. Je suis persuadé que les autorités n'épargneront aucun effort pour identifier et poursuivre les auteurs de ces crimes qui portent atteinte à la société mexicaine dans son ensemble en posant des limites inacceptables à la démocratie, à la bonne gouvernance et à l'Etat de droit ».

 

Selon l'International Press Institute (IPI), Vladimir Antuna Garciá qui couvrait les faits divers pour le journal El Tiempo de Durango avait reçu des menaces de mort par téléphone ces derniers mois. A plusieurs reprises, son correspondant s'est présenté comme appartenant à un gang local connu pour ses liens avec les cartels de la drogue. En avril, Vladimir Antuna Garciá avait échappé à des tirs, juste un mois avant que son collègue du Tiempo de Durango, Carlos Ortega Samper, soit abattu par des inconnus.

 

D'après l'IPI, ce dernier décès porte à sept le nombre de journalistes assassinés au Mexique cette année.

L'UNESCO est le seul organisme des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples. » À ces fins, elle doit « favorise[r] la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image. »




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