21.12.2010 -

La Directrice générale condamne le meurtre au Baloutchistan du journaliste pakistanais Muhammad Khan Sasoli

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a demandé aux autorités pakistanaises d'enquêter sur le meurtre du journaliste Muhammad Khan Sasoli, abattu devant son domicile le 14 décembre, à Khuzdhar, une ville de la province du Baloutchistan, au sud-ouest du pays.

« Je condamne le meurtre de Muhammad Khan Sasoli », a déclaré Irina Bokova. « Les actes de violence contre les journalistes constituent des attaques contre la liberté d'expression. Ce droit fondamental doit être défendu si nous voulons avoir des sociétés démocratiques. J'en appelle aux autorités pour faire tout leur possible pour élucider ce crime et arrêter les coupables, afin de mettre un frein à la violence visant les journalistes au Pakistan. En plus de Muhammad Khan Sasoli, trois autres journalistes ont été tués ce mois-ci au Pakistan, ce qui souligne les très grands dangers auxquels sont confrontés les professionnels des médias dans le pays » a déclaré la Directrice générale.

 

Muhammad Khan Sasoli, âgé de 36 ans, était le correspondant de Royal TV et de l'agence de presse INP à Khuzdhar. Il était aussi le président du Club de la presse de cette ville, selon Reporters sans frontières. Il a été abattu de plusieurs balles par deux inconnus à moto qui l'attendaient devant chez lui. Le journaliste est mort sur le coup et son meurtre n'a pas été revendiqué pour l'instant.

 

Le 6 décembre, trois journalistes pakistanais ont été tués dans deux incidents distincts. Altaf Chandio a été abattu dans la province du Sind tandis qu'Abdul Wahab et Pervez Khan ont été tués au cours d'un attentat suicide dans la Zone tribale du Nord-Ouest.

 

Selon le rapport annuel du Comité de protection des journalistes (CPJ), au moins huit journalistes ont été tués au Pakistan en 2010 dans l'exercice de leurs fonctions.

L'UNESCO est l'agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image ».




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