01.09.2006 -

Le Directeur général condamne le meurtre du journaliste colombien Atilano Segundo Pérez Barrios

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'assassinat du chroniqueur de radio colombien Atilano Segundo Pérez Barrios, survenu le 22 août à Cartagena.

« Je condamne l'assassinat d'Atilano Segundo Pérez Barrios », a déclaré le Directeur général. Il a ajouté : « Je suis très inquiet des informations signalant un retour des violences contre les journalistes en Colombie alors que les conditions de travail des professionnels des médias semblaient s'être améliorées ces derniers temps dans ce pays, après des années d'intolérable brutalité ».

 

Il a poursuivi : « Je suis sûr que les autorités feront tout ce qui est en leur pouvoir pour traduire en justice les coupables de ce crime et pour permettre aux journalistes de mener à bien leur mission, d'exercer ce droit de l'homme fondamental qu'est la liberté d'expression, contribuant ainsi à la démocratie et à l'Etat de droit en Colombie ».

 

Atilano Segundo Pérez Barrios qui s'occupait d'un programme d'une heure sur Radio Vigía de Todelar, a été abattu par un inconnu devant sa résidence. Selon le Comité de protection des journalistes (CPJ), il dénonçait souvent dans son programme la corruption et l'influence des groupes paramilitaires dans la localité de Marialabaja.

 

Selon le CPJ, Atilano Segundo Pérez Barrios est le troisième journaliste assassiné en Colombie depuis mars 2006. A chaque fois, il s'agissait de journalistes de radio. D'après le CPJ, au cours de la seule année en cours, cinq autres journalistes colombiens ont du abandonner leurs domiciles suite à des menaces et intimidations.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»




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