16.08.2012 - UNESCOPRESS

La Directrice générale exprime sa préoccupation face aux feux de forêt dans le sud de l’Europe

L'UNESCO suit de près l'impact des incendies de forêt dans le sud de l'Europe et dans la partie méridionale de l'Union européenne. L'Organisation est en contact permanent avec les autorités locales dans les zones touchées. Ces incendies dévastateurs ont touché des sites du patrimoine mondial et des réserves de biosphère, avec des répercutions irréversibles sur les vies humaines, forçant des populations à fuir leurs habitations, leurs terres ou leurs emplois.

« Ces incendies catastrophiques mettent en évidence la fragilité des sites protégés et l’importance de les sauvegarder, » a déclaré la Directrice générale. « Je tiens à exprimer mes sincères condoléances à toutes les familles affectées par la mort d’un proche et par la souffrance causée par les évènements tragiques que vit l’Europe méridionale en ce moment, » a-t-elle ajouté.

Les incendies continuent de menacer un certain nombre de sites et les autorités intensifient leurs efforts pour les arrêter. C'est le cas dans le Parc National de Garajonay (Canaries, Espagne), inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1986. Ce parc est un exemple extrêmement rare de forêt subtropicale humide qui recouvrait presque toute l’Europe avant l’arrivée de l’homme. La Gomera, qui vient d’être nommée Réserve de Biosphère  sous le Programme de l’UNESCO sur l’Homme et la biosphère en juillet cette année est également menacée.

D’autres site en Espagne sont touchés, comme le parc national de Teide, ou plus récemment le parc national de Doñana. Les deux sites du Patrimoine mondial du Mont Athos, en Grèce, et de la forêt Laurifère de Madère, au Portugal, sont également concernés.

Plusieurs sites du Patrimoine mondial touchés par les incendies de cet été sont des sites naturels avec des écosystèmes et une biodiversité uniques. De même, des sites protégés par le Programme de l’UNESCO sur « l’Homme et la biosphère » ont été affectés, notamment la Réserve de biosphère de Palma. Il faudra plusieurs décennies pour que la végétation puisse se régénérer après le passage du feu.




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