06.06.2014 - UNESCOPRESS

La Directrice générale dénonce le meurtre de la journaliste de télévision libyenne Naseeb Miloud Karnafa

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a demandé qu’une enquête soit menée sur le meurtre de la journaliste de télévision Naseeb Miloud Karnafa survenu le 29 mai dans la ville de Sabha, en Lybie.

« Je condamne le meurtre de Naseeb Miloud Karnafa », a déclaré la Directrice générale. « Cet acte brutal, qui a aussi causé la mort du fiancé de Naseeb Miloud Karnafa, met en lumière la pression intolérable que subissent les professionnels des médias et leurs proches dans un pays qui a besoin d’une information libre et d’un débat ouvert pour se reconstruire et refermer les blessures nées du conflit ».

« Il est essentiel que les autorités traduisent les responsables de ce crime en justice pour protéger le droit inaliénable du peuple à s’exprimer librement et permettre aux journalistes de mener à bien leur mission », a déclaré la Directrice générale.

Naseeb Miloud Karnafa, coordinatrice de programme pour la station de télévision publique Libya Al-Wataniya, a quitté son lieu de travail vers 19h00 en compagnie de son fiancé. Tous deux ont été retrouvés morts le lendemain, la gorge tranchée.

Il s’agit de la cinquième attaque mortelle d’un travailleur des médias en Libye à faire l’objet d’une condamnation par la Directrice générale depuis janvier 2013. Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 

 




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