15.07.2009 -

Le Directeur général déplore la mort du journaliste hondurien Gabriel Fino Noriega et appelle à la levée des restrictions à la liberté de la presse

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a déploré aujourd'hui la mort violente du reporter radio Gabriel Fino Noriega à San Juan Pueblo (Honduras). Constatant la détérioration de la liberté de la presse dans ce pays, il a aussi appelé à la levée des restrictions imposées à la presse ces dernières semaines.

« Je déplore la mort violente de Gabriel Fino Noriega », a déclaré le Directeur général, qui a ajouté : « Le recours à la violence pour réduire les journalistes au silence représente une atteinte intolérable à ce droit de l'homme fondamental qu'est la liberté d'expression et empêche la société dans son ensemble de jouir des droits de l'homme ».

 

Gabriel Fino Noriega, 42 ans, a été abattu le 3 juillet par un tireur non identifié alors qu'il quittait Radio Estelar, une station locale sur laquelle il présentait un programme d'information quotidien. Il était également le correspondant local de la chaîne de radio nationale Radio América. Son assassinat ne semble pas lié aux récents événements politiques dans le pays.

 

A propos de la détérioration de la situation des médias, le Directeur général a déclaré : « Je suis très inquiet des informations faisant état de restrictions touchant la presse et de harcèlement des journalistes au Honduras. Dans des situations de crise, il est particulièrement important de garantir que les médias puissent informer en toute liberté ».

 

Les organisations des droits de l'homme et de la liberté de la presse ont mentionné des restrictions sévères pesant sur les médias d'information - interruption des transmissions des télévisions par câble et de l'accès à Internet, arrestations et attaques contre des journalistes - depuis la déposition du Président du Honduras, Manuel Zelaya, le 28 juin.

L'UNESCO est le seul organisme des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples. » À ces fins, elle doit « favorise[r] la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image. »




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