11.04.2014 - ODG

La Directrice générale souligne le rôle vital de l’éducation des jeunes lors de la réunion de haut niveau « Non à une génération perdue »

© UNESCO

Le 11 Avril, la Directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova a assisté à la réunion de haut niveau tenue à la banque mondiale à Washington au sujet de l’initiative « Non à une génération perdue ».

La réunion était présidée par le secrétaire d’Etat britannique pour le développement international, M. Hon Justine Greening et a rassemblé des représentants de haut niveau des Nations Unies, de la Banque mondiale, de l’Union européenne ainsi que des représentants des gouvernements, dont le ministre de la planification et de la coopération internationale jordanien, Ibrahim Saif et le ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur libanais Elias Abu Saab.

L’objectif de la réunion était de dresser le bilan des avancées dans la mise en œuvre de l’initiative et de mobiliser de nouveaux soutiens pour répondre aux besoins croissants d’éducation qui font suite à la crise syrienne, en Syrie et dans les communautés d’accueil. La réunion était organisée par le département d’aide au développement britannique et par UKAID.

Tous les participants ont reconnu l’impérieuse nécessité d’assurer une éducation de qualité pour ne pas mettre en péril l’avenir d’une génération de jeunes syriens affectés par la crise. Ils ont également souligné le rôle clé de l’éducation dans le développement à long terme, la stabilité et la sécurité de la région.

« Trois millions d’enfants et de jeunes ont quitté les bancs de l’école, mettant en danger l’avenir de toute une génération », a déclaré la Directrice générale. « Nous devons investir dans la jeunesse, en soutenant un accès à une éducation de qualité parce que les jeunes sont le futur de la région – une jeunesse marginalisée et désœuvrée est une cible facile pour l’exploitation, l’abus ainsi que des recrues pour la violence et l’extrémisme ».

Elle a également souligné les difficultés rencontrées par les systèmes éducatifs des pays d’accueil, qui peinent à assurer le retour à l’école de milliers d’enfants et d’adolescents.

« Nous devons en faire plus pour soutenir les efforts et les priorités des gouvernements des pays d’accueil et les aider à faire face aux défis à court et long terme, pour garantir l’accès à l’éducation de qualité » a indiqué Mme Bokova.

L’initiative « Non à une génération perdue » a été lancée en 2013 lorsque les Etats d’accueil, les donateurs, les Nations Unies, les agences internationales et les organisations non gouvernementales se sont rassemblées pour développer une stratégie visant à éviter une génération perdue de syriens. L’objectif était de garantir aux enfants syriens, en Syrie et dans les pays d’accueil une éducation de qualité, un environnement sûr et des opportunités pour le futur.




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