29.11.2011 - ODG

La Directrice générale participe au 4e Forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide à Busan

Il y a soixante ans, c’est par le port de Busan, en République de Corée, que l’aide internationale est parvenue dans un pays déchiré par la guerre. Aujourd’hui, le pays, devenu donateur à son tour, accueille le 4e Forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide qui se tiendra du 29 novembre au 1er décembre, avec l’ambition de constituer un nouveau partenariat mondial pour une coopération efficace en matière de développement.

« L’investissement en faveur de l’éducation et l’aide étrangère ont été les moteurs de notre développement social et économique.  Aujourd’hui, nous voulons partager cette expérience avec le reste du monde afin d’aider les pays en développement à vaincre la pauvreté et la faim », a déclaré M. Ju-Ho Lee, Ministre de l’éducation, de la science et de la technologie, lors de l’inauguration, le 29 novembre, de cette manifestation consacrée à l’éducation et à l’aide publique au développement.

Pour l’occasion, la Directrice générale et Sa Majesté la Reine Rania Al-Abdullah de Jordanie avaient à leurs côtés des représentants de l’OCDE, de la Banque mondiale, de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique, du Partenariat mondial pour l’éducation et de l’Institut coréen de développement de l'éducation.

Tous ont parlé d’une même voix pour dire que l’éducation est un investissement rentable et qu’elle sauve des vies, ainsi que l’a répété la Reine Rania, en insistant particulièrement sur la nécessité de former des enseignants qualifiés.

Dans son allocution liminaire, la Directrice générale a déclaré que l’éducation offre un bon exemple d’efficacité de l’aide fondée sur l’établissement de plans nationaux, le suivi des progrès et la constitution de fonds communs garantissant la prévisibilité des appuis. Néanmoins, les 5,8 milliards de dollars des États-Unis actuellement consacrés à l’aide à l’éducation sont bien loin de suffire à couvrir les  besoins. Et certains donateurs se retirent même complètement de ce secteur. « Cette baisse des financements aggravée par un mauvais ciblage de l’aide pourrait avoir des conséquences dévastatrices », a dit Mme Bokova. « L’aide doit être mieux ciblée et plus stratégique, elle doit s’attaquer aux points de blocage et renforcer les capacités en vue de libérer les ressources et les talents nationaux. »

La promesse faite par les pays développés d’augmenter leurs engagements en faveur de l’éducation, lors de la Conférence de reconstitution du Fonds du Partenariat mondial pour l’éducation tenue à Copenhague en novembre dernier, adresse un message fort aux donateurs extérieurs, a déclaré Carol Bellamy, Présidente du Partenariat.

En tant que membre de la délégation de l’Organisation des Nations Unies à Busan, Mme Bokova a pris part à une rencontre consacrée au renforcement des capacités et à l’échange de connaissances et rappelé à cette occasion l’importance de fournir aux décideurs des informations exactes de même que l’effet multiplicateur des investissements dans le développement des capacités des femmes et des filles.

Lors d’une séance organisée par le Groupe des Nations Unies pour le développement sur les objectifs, les normes et les critères adoptés au niveau international comme moteurs de développement, la Directrice générale a déclaré que « le développement n’est pas une simple affaire d’argent », pour expliquer ensuite que les priorités étaient en train d’évoluer et souligner l’importance cruciale des notions d’équité, de durabilité et de mesure des résultats.

Dans une déclaration faite lors du Forum, le Groupe des Nations Unies pour le développement a noté que « la coopération pour le développement ne peut pas attendre. L’allocation de l’aide doit être plus efficace et plus équitable afin que les hommes, les femmes et les enfants les plus démunis puissent bénéficier des résultats obtenus en matière de développement. Busan est une occasion décisive offerte aux gouvernements, à la société civile, au secteur privé et à d’autres groupes de faire largement savoir que le renforcement de la coopération pour le développement est l’une des clés du développement durable. »




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