26.06.2013 - ODG

La Directrice générale passe en revue les progrès accomplis et les tâches inachevées devant le Conseil de coordination du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA

© UNESCO/ Cynthia Guttman -From left to right: Special Advisor to the UN Secretary General Ms Amina Mohammed, UNESCO Director-General Ms Irina Bokova, UNAIDS Deputy Executive Director Mr Luiz Loures and Executive Director Mr Michel Sidibé.

Lors de la 32e session du Conseil de coordination d’ONUSIDA, réuni à Genève le 25 juin, la Directrice générale a déclaré que l’action collective avait permis d’accomplir d’immenses progrès dans la réponse apportée au SIDA, mais qu’il restait beaucoup à faire pour parvenir à un objectif de zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au SIDA.

La Directrice générale a lu une déclaration en sa qualité de Présidente du Comité des organismes coparrainants d’ONUSIDA, qui réunit 11 entités et le secrétariat d’ONUSIDA, présidé par Michel Sidibé. Le CCP, qui comprend 22 États membres, remplit les fonctions d’organe directeur pour toutes les questions de programme d’ONUSIDA.

En passant en revue les progrès accomplis, la Directrice générale a noté que, depuis 2001, le taux des nouvelles infections à VIH avait baissé de 50 % dans 25 pays à revenu faible ou intermédiaire. Au total, 7,1 millions de personnes recevaient un traitement antirétroviral en Afrique, alors qu’elles étaient moins de 1 million en 2005.

« Ces progrès donnent une idée du dynamisme de la réponse apportée au SIDA au niveau mondial. C’est l’un des mouvements sociaux les plus importants de notre temps et il définit des normes pour une action multisectorielle concertée. Le Programme ONUSIDA lui-même est devenu un nouveau mode d’action collective. En reconnaissant dès le départ que le VIH était plus qu’un problème de santé, l’ONUSIDA a joué un rôle précurseur par la mise en place d’une action multisectorielle. Cette approche holistique constitue un atout propre au programme. »

Pour avancer, il est nécessaire de répondre aux besoins des pays en prenant des mesures mieux adaptées, d’accorder une plus grande attention à la sensibilisation des populations clés qui sont touchées de manière disproportionnée par le VIH, ainsi que de cibler davantage les jeunes. Aujourd’hui, les jeunes représentent 40 % de l’ensemble des nouvelles infections à VIH chez les adultes. Dans le monde, les jeunes femmes entre 15 et 24 ans sont les plus vulnérables, leur taux d’infection étant deux fois plus élevé que celui des jeunes hommes.

« Lors des consultations sur l’après-2015, les associations et les chefs de file de la jeunesse ont lancé un appel retentissant à élargir l’accès aux services de santé en matière de sexualité et de reproduction et à une éducation sexuelle complète », a déclaré Mme Bokova.

Mme Bokova a affirmé que la coopération et le soutien de la communauté des donateurs étaient plus déterminants que jamais pour parvenir à l’objectif zéro, indiquant que les contributions financières au Programme ONUSIDA étaient un moyen d’obtenir d’importantes ressources supplémentaires. Pour chaque dollar des États-Unis investi dans le financement de base du Cadre unifié du budget, des résultats et des responsabilités, les organismes coparrainants espèrent mobiliser plus de 20 dollars en 2014-2015. Néanmoins, il manque encore 7 milliards de dollars pour atteindre l’objectif mondial de 24 milliards de dollars d’ici à 2015.

Mme Bokova a appelé le Conseil à « mener ensemble cette action, qui est une action pour la santé, la solidarité et la dignité humaine ». Félicitant le Directeur exécutif, Michel Sidibé, pour son leadership et son engagement, Mme Bokova a affirmé qu’ONUSIDA était un exemple de réussite en matière de coopération et un modèle qui pouvait être appliqué à d’autres activités conjointes du système des Nations Unies pour une meilleure exécution et un plus grand impact.




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