01.09.2010 - ODG

Irina Bokova se rend au Pakistan et lance un appel au renforcement de l’aide

© UNESCO/Genc Seiti - La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, survolant en hélicoptère les zones inondées du Pakistan, le 31 août 2010

Lors de sa brève mission au Pakistan le 31 août 2010, Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, s’est rendue en tout premier lieu dans la province de Khyber-Pakhtunkhwa, l’une des régions les plus sévèrement touchées par les inondations. Elle était accompagnée de M. Sardar Aseff Ahmad Ali, Ministre de l’éducation du Pakistan, et de Mme Shehnaz Wazir Ali, Conseillère spéciale auprès du Premier Ministre et représentante du Pakistan au Conseil exécutif de l’UNESCO.

La Directrice générale a rencontré des victimes des inondations dans le camp de réfugiés de Kandar, près de Nowshera, et a été informée de la situation par les responsables de district nationaux. « Nous allons nous employer à mettre rapidement en place les bases de la reprise – à court, moyen et long terme », a déclaré Irina Bokova à l’issue de cette visite.

Au cours de sa mission, la Directrice générale a rencontré le Premier Ministre du Pakistan, M. Syed Yousuf Raza Gilani, en présence des ministres de l’éducation et de la culture, ainsi que d’autres responsables nationaux, pour évoquer l’aide de l’UNESCO. Il a été convenu que l’Organisation prolonge son aide au Pakistan dans la phase post-catastrophe en entreprenant des projets à petite et moyenne échelle dans les domaines de l’éducation, de la gestion des ressources en eau et de la préservation des sites du patrimoine mondial. Le Premier Ministre s’est félicité de l’initiative prise par la Directrice générale d’envoyer, la semaine précédente, une équipe pluridisciplinaire de six experts scientifiques parmi les plus expérimentés de l’UNESCO et des centres d’excellence associés, qui se sont longuement entretenus à Islamabad avec les personnalités scientifiques les plus éminentes et les responsables d’institutions nationales. À la suite de cette mission, un plan scientifique intégré pris en charge par les autorités nationales a été élaboré en vue de renforcer à court et à long terme les capacités du pays à faire face aux inondations et aux géorisques connexes.

L’aide dans le domaine de l’éducation a été au centre des discussions et le Premier Ministre a appelé l’UNESCO à jouer un rôle accru dans la création de centres d’éducation non formelle dans les régions du Pakistan touchées par les inondations.

La Directrice générale a donné au Premier Ministre l’assurance que les experts du patrimoine mondial de l’UNESCO se tenaient prêts à aider les autorités pakistanaises. Irina Bokova a souligné combien il était important de protéger le patrimoine et a rappelé que si le site antique de Moenjodaro semblait aujourd’hui à l’abri, c’était la conséquence directe d’une vaste campagne internationale – l’une des plus longue dans l’histoire d l’UNESCO – qui s’était achevée en 1997. La Directrice générale a indiqué que l’UNESCO était particulièrement préoccupée par la situation des monuments historiques des sites de Taxila et Makli, à Thatta.

Irina Bokova a également eu d’importants entretiens avec les représentants de l’équipe de pays des Nations Unies au Pakistan et a pris part à une conférence de presse commune avec le Directeur général de l’UNICEF, M. Anthony Lake, et la Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial, Mme Josette Sheeran, ainsi qu’avec l’Envoyé spécial des Nations Unies pour l’aide au Pakistan, M. Jean-Maurice Ripert. « Je suis ici aux côtés de mes collègues des Nations Unies », a déclaré Irina Bokova, « pour exprimer au Pakistan l’amitié et la solidarité de l’UNESCO. Nous sommes là pour aider à reconstruire le système éducatif, pour protéger la richesse du patrimoine culturel du pays et pour partager nos compétences scientifiques avec le peuple pakistanais afin de lui permettre de gérer et d’éviter de tels risques à l’avenir ».

Après un compte rendu complet de la réponse de l’UNESCO pour aider le Pakistan à se relever de cette crise, la Directrice générale a conclu : « Nous collaborons avec tous nos partenaires du systèmes des Nations Unies pour aider le Pakistan à évaluer ses besoins. C’est tout un tissu humain, social et culturel qui est touché et qui nécessite notre attention. Notre première responsabilité est de redonner espoir en l’avenir à ces millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui ont subi ces inondations – c’est la seule garantie d’un relèvement dans la paix auquel nous sommes tous déterminés à contribuer ».




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