09.08.2012 - ODG

La Directrice générale visite les monuments bouddhistes de Bagan

© UNESCO/Cynthia GuttmanDirector-General atop one of the temples at Bagan with an expert from the Department of Archaeology, National Museum and Library.

Il y a près d’un millier d’années, Anawrahta, roi du Premier Empire myanmar et fervent apôtre du Bouddhisme theravada, entamait l’un des plus ambitieux projets de construction d’édifices religieux de l’histoire dans la capitale de son royaume, Bagan.

Aujourd’hui, plus de 3 000 temples et pagodes – soit la plus grande concentration au monde – s’étendent à perte de vue dans les plaines de l’Irrawaddy. Nombre d’entre eux ont survécu aux ravages du temps, des invasions aux catastrophes naturelles, notamment le récent tremblement de terre de 1975 qui a détruit de nombreux monuments et affaibli les fondations générales du site.

Visitant Bagan pour la première fois le 8 août dernier, la Directrice générale a encouragé les autorités à présenter une nouvelle proposition d’inscription de cet ensemble architectural sur la Liste du patrimoine mondial.

Le Myanmar a ratifié la Convention du patrimoine mondial en 1994 et proposé l’inscription du site pour la première fois en 1996. La proposition d’inscription avait été renvoyée à l’État partie faute de délimitation du bien, de cadre législatif et de plan de gestion. Suite à cette recommandation, les autorités ont adopté des lois visant à mieux protéger le patrimoine culturel, ainsi qu’un cadre juridique et un plan de gestion nationaux.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, accompagnée du Directeur du Centre UNESCO du patrimoine mondial, M. Kishore Rao, a visité une dizaine de temples et pagodes, un ensemble monastique et les ruines du palais mises au jour, ainsi que le musée du site. D’immenses statues en teck recouvert d’or datant des XIe et XIIe siècles accueillent avec un sourire bienveillant les pèlerins et visiteurs, qui ont été près de 100 000 en 2011. Les monuments religieux sont également réputés pour leurs peintures murales évoquant des scènes de la vie du Seigneur Bouddha. Celles du temple Nagayon, que la délégation de l’UNESCO a visité, ont été restaurées dans les années 1980 avec le concours de l’Organisation et de fonds italiens.

Lors de la visite de la Directrice générale à Bagan, le Directeur général du Département d’archéologie des Musée et Bibliothèque nationaux, U Kyaw Oo Lwin, a demandé à l’UNESCO d’apporter ses compétences techniques en matière de conservation, de restauration et de préparation des propositions d’inscription. Même si le gouvernement a d’abord l’intention de proposer l’inscription des cités Pyu en 2013, les autorités s’emploient également à résoudre divers problèmes de gestion à Bagan ainsi qu’à mettre au point un plan de préservation et de conservation plus systématique du site.

La coopération avec le Département d’archéologie des Musée et Bibliothèque nationaux du Myanmar a récemment été relancée avec un projet de renforcement des capacités pour la sauvegarde du patrimoine culturel au Myanmar, d’un montant de 530 000 dollars. Une mission d’étude sera dépêchée cette année à Bagan afin de réaliser une évaluation qui servira de base à des cours de formation à la conservation des peintures murales dispensés sur place.

Le site, qui regroupe une quinzaine de villages sur 42 km², est également menacé du fait des pressions exercées en matière d’aménagement du territoire pour le développement et le tourisme. Une inscription sur la Liste du patrimoine mondial pourrait permettre de développer l’activité économique tout en favorisant une gestion plus durable de ce paysage culturel unique.




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