30.06.2012 - ODG

Université de Durham : la Directrice générale reçoit les honneurs académiques à l’occasion de sa visite d’un site du patrimoine mondial

© UNESCO/Cynthia Guttman – La Directrice générale après la remise de son titre de docteur ès lettres honoraire, entourée du Vice-Président de l’Université de Durham, M. Chris Higgins (à droite) et du Vice-Président adjoint, M. Robin Coningham (à gauche).

Pour rendre hommage à la contribution de la Directrice générale et de l’UNESCO « à la préservation du patrimoine culturel et naturel exceptionnel de la ville de Durham et du monde », l’Université de Durham a décerné à Irina Bokova, le 29 juin 2012, le titre de docteur ès lettres honoraire.

La cérémonie s’est déroulée dans le splendide cadre médiéval de la cathédrale de Durham, site classé au patrimoine mondial depuis 1986, dans le cadre de la remise des diplômes à plus de 200 étudiants des facultés d’arts et de lettres et de sciences sociales et sanitaires, sous la direction du Président de l’Université, le chanteur lyrique Sir Thomas Allen, et du Vice-Président, M. Chris Higgins. Entre le 26 et le 29 juin, près de 3 000 étudiants ont été diplômés par l’Université de Durham, l’une des trois premières du Royaume-Uni.

« En réalisant son ambitieux programme pour l’UNESCO, Mme Bokova a fait de la préservation et de la promotion de la culture et du patrimoine des facteurs essentiels au développement de la coopération, du dialogue et de la compréhension entre les pays, les sociétés et les religions… », a déclaré M. Robin Coningham, le Vice-Président adjoint de l’Université, en rappelant la signification du 40e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial. « Mme Bokova a développé une thématique puissante qui est celle des vertus curatives du patrimoine, défendant l’idée que le patrimoine culturel est une source de guérison et un catalyseur du développement durable. Ce sont là des thèses que les chercheurs de cette Université soutiennent avec force ».

Patrimoine et érudition sont étroitement entremêlés à l’Université de Durham : la forteresse du XIe siècle, qui abrita jadis le palais des princes-évêques, est le plus ancien édifice universitaire au monde, et les cérémonies annuelles de la congrégation étudiante se tiennent dans la cathédrale, où sont conservés les restes de Bède le Vénérable, qui fut au VIIe siècle l’un des érudits les plus accomplis de son temps, ainsi que les reliques de saint Cuthbert.

La Directrice générale a visité la cathédrale et ses annexes : la bibliothèque historique de l’évêque Cosin, le logement du prieur, les cloîtres et les dortoirs des moines, autant de lieux qui témoignent du passé monastique de ce site.

Les liens entre le patrimoine, l’identité et la paix ont été évoqués par la Directrice générale lors d’une réunion avec des experts travaillant pour l’Institut de sécurité mondiale pour la défense, le développement et la diplomatie de l’Université. Cet institut délivre des licences et dispense des formations professionnelles en étude de la sécurité humaine, domaine qu’il aborde par une approche holistique englobant le droit, l’éducation, le patrimoine, la culture locale et la diplomatie. La Directrice générale a salué cette méthode et s’est félicitée de l’intérêt manifesté pour créer des synergies avec l’UNESCO, relever le défi de protéger et préserver les identités et les cultures dans le contexte de la mondialisation et mettre en avant le rôle de l’éducation à la paix, de la prévention et de l’action menée par l’Organisation dans les situations de post-conflit et de post-catastrophe.

Lors d’une conférence qu’elle a donnée dans la suite sénatoriale du château, la Directrice générale a présenté la contribution de l’UNESCO à la paix et au développement durable au XXIe siècle, qui va de l’appui apporté aux cadres juridiques de la liberté d’expression, de la reconstruction des systèmes éducatifs et de la promotion de l’égalité entre les sexes à la mise en avant de la culture en tant que force dynamique qui élargit le champ des possibilités, régénère les sociétés et guérit leurs blessures. « Dans le monde fragmenté, globalisé et interconnecté qui est le nôtre, il nous incombe à tous de réfléchir à la façon de gérer notre incroyable diversité, de protéger et de préserver nos identités et notre culture tout en allant au contact des autres », a déclaré la Directrice générale.




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