09.05.2006 -

Samoa : la Journée mondiale de la liberté de la presse marquée par un séisme et une alerte au tsunami

L'Association des journalistes de Samoa (JAWS) a célébré la Journée mondiale de la liberté de la presse bien qu'en raison d'une alerte au tsunami les cérémonies se soient déroulées plus tard que prévu. Le mercredi 3 mai à l'aube, un puissant séisme a déclenché une alerte au tsunami, contraignant le gouvernement à déclarer l'état d'urgence et à appeler les habitants à rester chez eux.

Les célébrations, qui devaient débuter à 9 heures ce mercredi, ont eu lieu le même jour à 17 heures, afin de préserver malgré tout l'esprit de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

 

Retenus par leurs fonctions au comité national des catastrophes naturelles, le Premier ministre et le vice Premier ministre, invités d'honneur, ont été dans l'impossibilité d'assister aux célébrations. La JAWS s'est toutefois réjouie de la présence du troisième invité d'honneur, Mulitalo Sealiimalietoa Siafausa Vui, Ministre des technologies de l'information et de la communication, qui a assisté à l'intégralité des manifestations interrompues de la matinée et a fait une courte apparition dans la soirée.

 

Les célébrations ont commencé, à la façon samoane traditionnelle (fa'a), par une prière inaugurale prononcée par le révérend Moli Moli, ancien étudiant en journalisme, qui a rendu grâces à Dieu pour la liberté de la presse, garante de la liberté des hommes.

 

Dans son allocution de bienvenue, le président de la JAWS, Uale Papalii Taimalelagi, a souligné l'importance de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Samoa et sa contribution à un gouvernement juste et équitable.

 

La cérémonie s'est poursuivie par le discours de présentation d'Abel Caine, conseiller à la communication et à l'information à l'UNESCO.

Trois étudiants se sont ensuite succédés sur le thème de la Journée, la contribution des médias au développement et à l'éradication de la pauvreté.

 

Martin Mariota, étudiant en théologie, a fait un rapprochement entre le rôle de la presse et celui de Jésus, voix et défenseur des peuples. Il a ajouté que ce rôle exigeait droiture, justice et objectivité, objectifs vers lesquels les médias devaient sans cesse s'efforcer de tendre.

 

Un jeune Samoan, Bryolle Taimalelagi, a quant à lui souligné l'importance des principes culturels et chrétiens dans les médias. Si les médias font un bon usage de ces deux principes caractéristiques de Samoa, a-t-il déclaré, nous vivrons dans une société meilleure.

 

La plus jeune des orateurs, Sulesa Simanu, a présenté dans la soirée un exposé remarqué sur le thème de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2006, le rôle des médias dans le développement et la lutte contre la pauvreté. « Si la presse et les médias sont une source d'information libre et juste, les Samoans sauront comment cultiver les fruits et les légumes, ils sauront comment cultiver le nonu et l'exporter à l'étranger, ils sauront comment élever leurs vaches et leurs moutons. » Et d'ajouter : « Si Samoa possède tous ces savoirs et qu'elle tire de ces connaissances moyens de subsistance et développement, alors nous aurons abondamment de quoi manger, tous les enfants bénéficieront d'une bonne éducation et nous vivrons tous dans de belles maisons. » Enfin, a déclaré Sulesa, les gens seront en meilleure santé et par conséquent "nous vivrons tous heureux et en bonne santé".

 

Ces discours, ainsi que d'autres articles sur la Journée mondiale de la liberté de la presse, peuvent être consultés sur le site Web de la JAWS. Les célébrations se sont achevées par une petite réception réunissant les journalistes locaux et autres professionnels des médias afin de fêter cette journée consacrée à notre droit d'écrire, la Journée mondiale de la liberté de la presse, ou Aso Faapitoa mo le Saolotoga o Ala Faasalalau ma le au Tusitala I le Lalolagi.




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