20.11.2013 - Culture Sector

Premier meeting régional africain sur le patrimoine culturel subaquatique tenu au Nigéria

© UNESCO, Quelques participants et experts au meeting régional africain sur le patrimoine culturel subaquatique

Abuja, 20 novembre 2013: Les Délégués au premier meeting régional africain sur la protection du patrimoine culturel subaquatique tenu à Yenagoa, Etat de Bayelsa, au Nigéria les 11 et 12 novembre 2013 ont demandé instamment aux pays africains de ratifier au plus vite la Convention de l’UNESCO de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Le meeting régional a été organisé par le bureau régional de l’UNESCO à Abuja en collaboration avec le Ministère fédéral nigérian du tourisme, de la culture et le l’orientation nationale.

Durant le meeting, rassemblant des représentants des 12 pays africains, il fut instamment demandé aux six pays africains ayant ratifié la Convention d’adapter leurs lois nationales pour refléter les dispositions de la Convention de 2001. Dans le Plan d’Action établi à l’issue des deux jours de meeting, les Délégués ont également accueilli la décision du Nigéria d’établir un centre pour le patrimoine culturel subaquatique à Yenagoa qui soutiendra la région dans le renforcement des capacités et des autres services pour permettre aux pays africains de mieux protéger leur patrimoine culturel subaquatique.
Ayant pris la parole à la cérémonie d’ouverture officielle pour le meeting régional, le Ministre du tourisme, de la culture et de l’orientation nationale du Nigéria, le Chef Edem Duke, a exprimé ses inquiétudes quant au fait que, malgré une riche histoire et leurs activités aquatiques, très peu de pays africains ont ratifié la Convention de 2001 jusqu’à présent. Il a également incité les pays africains à faire usage de la Convention : « Par la présente je demande instamment aux pays africains, y compris les pays enclavés, de non seulement ratifier la Convention mais également d’installer de solides cadres de mise en œuvre afin de devenir des acteurs actifs dans ce patrimoine commun de l’humanité », dit le Ministre, ajoutant que «  de cette façon, nous serons capables de combattre les activités illicites qui sont autant de menaces communes pour notre communauté d’intérêts étant donné que le patrimoine culturel subaquatique est une chaîne de forces humaines et matérielles qui s’écoule et traverse notre humanité commune et les frontières géographiques. » Il a exprimé sa gratitude envers l’UNESCO et le Gouvernement de l’Etat de Bayelsa pour avoir organisé le Meeting.
La Directrice du bureau régional de l’UNESCO à Abuja, le Professeur Hassana Alidou, dans une communication pour le meeting, a souligné l’importance de la protection et de la préservation du patrimoine culturel subaquatique africain. « Presque partout dans le monde, dans les rivières, les lacs ou les mers reposent des témoignages du passé. Ils contiennent un fort potentiel d’informations concernant le développement de l’humanité et les vies de nos ancêtres sur les sites archéologiques immergés », a-t-elle fait observer, ajoutant que « les sites archéologiques immergés sous l’eau sont encore en grande partie non protégés et dans beaucoup d’endroits du monde sont les victimes de pillage et de destruction avec l’introduction corolaire d’artefacts ayant une valeur commerciale sur le marché du patrimoine culturel. »
Par conséquent, Prof. Alidou a instamment demandé aux pays africains de ratifier la Convention de l’UNESCO de 2001 et de « travailler ensemble pour continuer à renforcer les capacités requises pour protéger ce patrimoine et pour généraliser l’observation des principes scientifiques et éthiques compris dans la Convention et son Annexe ».
Les experts en archéologie subaquatique et en recherche ont présenté leurs expériences professionnelles autour du monde et ont expliqué aux participants l’importance de préserver le patrimoine culturel subaquatique et les dispositions de la Convention de 2001. Les Délégués provenaient de : la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Ghana, le Kenya, le Mali, le Niger, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Togo et le Nigéria. Ils ont accepté de tenir le prochain meeting au Kenya.




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