21.12.2011 - UNESCO

Bagdad accueille la Conférence de l’UNESCO « La liberté d’expression est un droit de l’homme »

De gauche à droite : Mohamed Djelid (Directeur du Bureau de l’UNESCO en Iraq), Saleem Al-Jbor (Président du Comité des droits de l’homme au parlement iraquien) et Amani Soliman (Chef de la Section CI au Bureau de l’UNESCO en Iraq) – © UNESCO

« La liberté d’expression est un droit de l’homme » est le thème d’une conférence d’une journée qui s’est tenue le 17 décembre 2011 au Siège du Parlement iraquien, à Bagdad. Cet événement était organisé conjointement entre le Bureau de l’UNESCO en Iraq, le Bureau des droits de l'homme de la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Iraq (UNAMI HRO) et le Comité des droits de l'homme du Parlement iraquien. Plus de 150 délégués ont participé à l’événement. Ils comprenaient des professionnels iraquiens du domaine des médias et des droits de l’homme, des parlementaires, des représentants des organisations de la société civile, des ONG iraquiennes et des missions étrangères à Bagdad.

Le Vice-Président du Parlement iraquien a ouvert la conférence et s’est félicité de l’initiative d’organiser un tel événement. Le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), Francesco Motta, a insisté dans son discours sur le droit fondamental de l'être humain à la liberté d'expression pour tous les iraquiens. M. Mohamed Djelid, Directeur du Bureau de l'UNESCO en Iraq, a rappelé aux participants que l’une des tâches de l’UNESCO en Iraq est de soutenir la liberté d’expression.

Par cette conférence, l’UNESCO cherche à sensibiliser les participants à l’intention du Parlement iraquien  de passer un projet de loi limitant la liberté d’expression et le droit de réunion. Cette loi vise principalement les journalistes, les écrivains, les blogueurs et tous ceux qui osent exprimer leur opinion s'ils ne sont pas en accord avec le gouvernement.

Le Conseil des représentants du Parlement iraquien a déjà présenté le projet de loi en première lecture ; la deuxième étant prévue courant 2012.

L'UNESCO et ses partenaires ont réussi à sensibiliser les parlementaires et le public en général aux dangers d’un tel projet de loi. Le document a été copié et mis à la disposition des participants à la conférence, qui ont focalisé leurs discussions sur les articles considérés comme des violations des droits de l'homme des citoyens iraquiens. De nombreux parlementaires se sont engagés à voter contre cette loi et ont promis de poursuivre le travail commencé lors de la conférence, au sein de leurs circonscriptions, par une sensibilisation au danger d’une nation sans la liberté d'expression.

Un Comité de pilotage sera mis en place pour suivre prochainement, et de près, le chemin choisi par le Parlement vis-à-vis de la liberté d'expression.




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