13.02.2012 - ODG

Le Patrimoine guérit à Hiraizumi

©UNESCO/Cynthia GuttmanEntourés de deux moines, le Vice-ministre des affaires étrangères M. Hamada, le ministre de l'Éducation vice, de la Culture, Sports, Science et Technologie Mme Yuko Mori, la Directrice générale, Irina Bokova, le gouverneur de la préfecture d'Iwate M. Tasso et le maire de Hiraizumi M. Sugawara, avec le certificat pour le site du patrimoine mondial de Hiraizumi.

Il est rare qu’un Directeur général présente, en personne, un certificat d’inscription au Patrimoine mondial, mais les temples, jardins et site archéologique de Hiraizumi, inscrits sur la Liste en 2011, ont fait exception.

« Je suis venue en signe de solidarité pour le peuple japonais, en particulier ici, où vous avez été si durement touchés par le tsunami et le tremblement de terre », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, lors d'une cérémonie et d’une conférence de presse tenues au Centre Hiraizumi du patrimoine culturel le 13 Février 2012. « Je suis aussi ici pour remercier le Japon qui s’est toujours porté auprès de ceux qui en avaient besoin .... La sérénité des temples et des jardins de Hiraizumi offre un contraste poignant avec les blessures profondes d'une région durement touchée par le tremblement de terre du 11 mars 2011 ».

Lors de la cérémonie, Mme Bokova a remis le certificat du site du patrimoine mondial à Messieurs Takuya Tasso, gouverneur de la préfecture d'Iwate et Masayoshi Sugawara, maire de Hiraizumi. Ils ont tous les deux salué cette désignation comme « un grand encouragement pour toutes les personnes vivant dans les zones sinistrées. »

Une autre source de fierté pour les habitants d’Hiraizumi a été le lancement, le même jour, du 40e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial dans leur ville. « Le patrimoine mondial est une idée qui nous rassemble. Il s'agit d'une idée simple, mais révolutionnaire », a déclaré Mme Bokova. « Aujourd'hui, notre plus grand défi n'est plus seulement de sauver les temples », en référence à l'opération d'Abou Simbel en Egypte dans les années 60. « Nous devons répondre aux changements climatiques, à l'urbanisation galopante, au tourisme de masse et aux catastrophes naturelles. ... C'est à nous de trouver la solution la plus adaptée pour chaque site du patrimoine afin d’assurer sa protection et d’en tirer le meilleur parti comme une source de solidarité, d'inclusion et de progrès. »

Irina Bokova a félicité le Japon pour son soutien au succès de la Convention du patrimoine mondial, en se référant aux projets financés par le biais des fonds-en-dépôt Japon-UNESCO dans 25 pays. Le Japon compte 16 sites du patrimoine mondial, dont 12 culturels et 4 naturels.

La cérémonie de lancement a été suivie par une table ronde sur le patrimoine culturel et la gestion des catastrophes.

 




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