07.05.2012 -

(HQ) La situation de la trésorerie de l'UNESCO - Réunion d’information du Conseil exécutif avec la Directrice générale

© UNESCO/A. FreindorfRéunion d’information du Conseil exécutif avec la Directrice générale - 7 juillet 2011

La situation financière, l’état d’avancement de la Feuille de route et l’agenda post-2015 étaient au cœur de la session d’information de la Directrice générale avec le Conseil exécutif. Les débats ont commencé par un tour d’horizon des principales actions réalisées ces deux derniers mois, qui témoignent notamment du rôle croissant de l’UNESCO dans la famille des Nations Unies.

Rendant hommage au personnel et soulignant le dynamisme de notre Organisation malgré les difficultés qu’elle doit surmonter, la Directrice générale a rappelé les actions engagées en vue d’assurer l’équilibre financier de l’Organisation : mise en œuvre des recommandations du groupe de travail sur l’efficacité, réduction drastique des coûts de mission, gel de 75% des postes vacants, réduction de moitié du nombre de contrats temporaires et de consultants au Siège, réorganisation des services administratifs, mobilisation de nouveaux financements à travers le Fonds d’urgence et les nouveaux partenariats… Le nombre des plans de travail du Programme ordinaire a déjà été réduit de 13 % et témoigne d’un recentrage des activités, conformément à l’objectif fixé dans la Feuille de route. Les projets financés sur fonds extrabudgétaires sont en hausse. Les taux de décentralisation ont augmenté en faveur de nos bureaux en Afrique.

Quelques clés de la réforme

Grâce aux mesures entreprises par le Secrétariat, et en raison du versement ponctuel de nombreuses contributions des États membres, notre situation de trésorerie est plus favorable que nous aurions pu le craindre, a estimé la Directrice générale. La situation reste cependant extrêmement délicate, puisque l’analyse des plans de travail montre encore un besoin de financement de 491.8M $, soit un déficit potentiel de 26,8 M$ par rapport au plafond de 465M$ si l’on excepte le financement du Fonds d'urgence.

La Directrice générale a souligné ses efforts pour la mobilisation de nouveaux financements et en particulier le rôle décisif du Fonds d’urgence, alimenté à hauteur de 38 millions de dollars, et 8 autres millions de dollars de promesses supplémentaires. Irina Bokova a précisé qu’elle décidait de l’allocation de ces financements en fonction des besoins des secteurs et des priorités approuvées dans le programme C5. Tous les détails sur l’attribution des fonds et l’exécution des programmes sont disponible sur SISTER.

Irina Bokova a souhaité remercier tous les États membres qui prennent en charge l’organisation de conférences, de réunions statutaires ou de consultations régionales, et qui soutiennent ainsi l’UNESCO dans cette situation difficile.

Un élément clé de la réforme en cours consiste à redéployer les économies réalisées dans l’administration vers les priorités du programme et à redéployer les professionnels concernés sur le terrain. « Dans tout ce processus », a précisé la Directrice générale, « le respect des règles du personnel est une condition de confiance et d’efficacité ». Un comité sera chargé de veiller à la mobilité du personnel. Elle a également annoncé la création prochaine d’un espace virtuel d’interaction, « unescommunauté », permettant au personnel de communiquer et d’interagir avec plus de facilité pour renforcer le dialogue au travail. « La confiance et le respect supposent également l’évaluation objective et transparente de la performance, y compris celle les hauts dirigeants », a déclaré la Directrice générale, annonçant l’élaboration d’un nouvel outil d’évaluation pour 2014.

Lancement des préparatifs de l’agenda post-2015

La discussion s’est poursuivie sur les préparatifs de l’agenda des Nations Unies post-2015, avec plusieurs échéances et processus parallèles à aborder d’ici à l’Assemblée générale de l’ONU en 2013. La première de ces échéances est la conférence de Rio+20. La Directrice générale a exhorté les délégations nationales des États membres à se rendre à Rio et à porter les thèmes de l’UNESCO, comme la culture et le développement, ou l’équité et la qualité de l’éducation. Irina Bokova a également appelé les États membres à définir des priorités fortes en nombre limité pour le prochain C4, qui devra être aligné avec l’agenda global des Nations Unies.

La Directrice générale a mis en avant le rôle de chef de file de l’UNESCO sur plusieurs fronts, et en particulier dans le cadre de l’initiative de Ban Ki-moon « Pour l’avenir des hommes et de la planète : choisir la résilience ». Avant le Rio+20, le Groupe ad hoc réuni par Irina Bokova devra soumettre au Secrétaire général de l’ONU des propositions pour la mise en œuvre des recommandations relatives aux sciences du Rapport du Groupe de haut niveau sur la viabilité mondiale.

 

Rappelant également le rôle de l’UNESCO dans les initiatives du Secrétaire général de l’ONU pour les Océans et pour l’Éducation, Irina Bokova a déclaré que « ces efforts témoignent du rôle croissant de l’UNESCO dans la famille des Nations Unies » et que ces initiatives représentent « autant de tremplins pour l’après 2015 ».

Allocution d'ouverture par la Présidente du Conseil exécutif à l'occasion de la réunion d'information du Conseil exécutif avec la Directrice générale, UNESCO

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