14.09.2012 - ODG

Irina Bokova assiste à la commémoration du 20e anniversaire du Programme Mémoire du monde en Uruguay.

Le 14 septembre 2012, à l’occasion de sa visite officielle en Uruguay, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a assisté à la cérémonie d’inauguration de la réunion régionale sur les archives mémorielles organisée dans le cadre de la commémoration du 20e anniversaire du Programme Mémoire du monde : archives des droits de l'homme, mémoire et vérité dans le Cône sud.

La cérémonie a été ouverte par le Ministre des relations étrangères, M. Luis Almagro ; le Ministre de l’éducation et de la culture, M. Ricardo Ehrlich ; le Secrétaire de la présidence de la République d’Uruguay, M. Alberto Breccia ; la Secrétaire exécutive aux droits de l’homme de la présidence de la République d’Uruguay, Mme Graciela Jorge ; et le Directeur du Bureau de l’UNESCO à Montevideo, M. Jorge Grandi.

La Directrice générale a déclaré que la sauvegarde, la protection et l’accessibilité du patrimoine documentaire mondial sont essentielles au progrès et à l’avancement des sociétés du savoir.

Le Programme Mémoire du monde a été créé par l’UNESCO en 1992 pour répondre aux défis que représente la protection du patrimoine documentaire en péril.  La majeure partie du patrimoine documentaire mondial se trouvait alors dans un mauvais état de préservation, une détérioration accentuée par les guerres et les troubles sociaux, le manque de ressources et la méconnaissance de la valeur de cet héritage. Partout dans le monde, des collections majeures ont été anéanties par le pillage ou la dispersion, le commerce illicite, la destruction et des conditions d’entreposage et des budgets inadaptés.

Le Programme Mémoire du monde est une activité phare de l’UNESCO, dont l’objet est de promouvoir et protéger, partout dans le monde, les archives, les bibliothèques et les collections des musées afin qu’elles puissent être consultées par les générations futures. Un vaste réseau d’experts a permis de mettre en place des mécanismes visant à encourager l’échange d’informations et favoriser le travail indispensable de préservation et d’accès au patrimoine documentaire.

Ce sont là des objectifs primordiaux pour l’UNESCO, car garantir la continuité du patrimoine documentaire contribue à faire survivre la mémoire, à établir les fondements de la vérité et à défendre les droits de l’homme. Cette continuité trouve son expression dans les nombreux éléments inscrits au Registre de la Mémoire du monde, qui inclut notamment des documents sur les atteintes aux droits de l’homme commis sous des régimes dictatoriaux, d’autres qui ont trait à l’esclavage et aux routes empruntées par la traite humaine, deux thèmes qui revêtent une signification poignante en Amérique latine et dans la région des Caraïbes.

L’espoir est qu’avec le temps toutes les archives relatives aux violations des droits de l’homme commises sous les dictatures militaires de la région seront  inscrites au Registre de la Mémoire du monde afin que de tels abus ne puissent jamais se reproduire.




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