24.01.2010 - ODG

Conclusion de la visite d’Irina Bokova à Washington, DC

© U.S. State Department

Le vendredi 22 janvier, la Directrice générale s’est entretenue avec la Secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton à Washington.

Etaient également présents à cette rencontre au Département d’État la Sous-Secrétaire d’État aux organisations internationales, Esther Brimmer, et l’Ambassadeur David Killion, Délégué permanent des États-Unis auprès de l’UNESCO. La Directrice générale a présenté sa vision de l’UNESCO et ses plans d’action en ce qui concerne, notamment, l’égalité entre les sexes et la contribution de l’UNESCO à l’examen des OMD prévu pour septembre 2010 et à l’effort international en faveur du peuple haïtien.

Mme Clinton a exprimé son soutien sans réserve à l’UNESCO et a accepté l’invitation d’Irina Bokova à se rendre à l’UNESCO, à un moment qui lui conviendrait. Mme Clinton a déclaré son vif intérêt pour le dialogue entre les cultures et les activités en faveur des femmes et des filles, notamment sur le plan éducatif. Mme Clinton s’est déclarée prête à appuyer une initiative de promotion du droit des femmes et des filles à l’éducation et à l’alphabétisation. La Secrétaire d’État a souligné qu’il s’agissait d’une priorité pour les États-Unis.

Mme Bokova a informé la Secrétaire d’État de l’action de l’UNESCO en Haïti, où son envoyé spécial dirige une mission et où les locaux de l’UNESCO, relativement épargnés, abritent désormais le Ministre de l’éducation et son entourage immédiat. La Directrice générale a expliqué que l’UNESCO faisait le nécessaire pour que les écoles puissent rouvrir sans tarder. Mme Clinton a déclaré apprécier les efforts déployés par l’UNESCO et par les Nations Unies dans leur ensemble pour réagir à la situation d’urgence en Haïti.

L’entretien qui a eu lieu au Département d’État a également porté sur la gestion de l’eau, la culture et le développement, le dialogue entre les cultures, le patrimoine mondial et la liberté de la presse. La Secrétaire d’État a proposé le soutien des États-Unis pour la mise en œuvre de partenariats public-privé novateurs de façon à multiplier les initiatives concrètes sur le terrain, conformément aux priorités du programme de l’Organisation.

Le même jour, Mme Bokova a également rencontré la Coordonnatrice du Département d’État pour le dialogue avec le monde musulman, Farah Pandith, l’Ambassadrice itinérante du Département d’État pour les questions de parité hommes-femmes, Melanne Verveer, et la Sous-Secrétaire d’État aux organisations internationales, Esther Brimmer, et son adjoint, Gerald Anderson. La Directrice générale a rencontré l’Ambassadeur d’Haïti aux États-Unis, Raymond Joseph, pour lui exprimer les condoléances et la solidarité de l’UNESCO. Elle l’a informé des mesures prises par l’UNESCO pour apporter une assistance immédiate à la population et a expliqué les plans de l’Organisation concernant l’aide à plus long terme.

Lors d’un entretien avec le Secrétaire à l’éducation, Arne Duncan, Mme Bokova a expliqué le travail de l’UNESCO dans ce domaine, qui va du plaidoyer à l’échelle mondiale au soutien à la prise de décisions en matière d’éducation et à des projets concrets visant à aider le secteur de l’éducation des pays en développement. Le Secrétaire à l’éducation a apprécié les renseignements qui lui ont été fournis sur le travail de l’UNESCO en Haïti, en Afghanistan, en Iraq et au Pakistan. Il a confirmé son intention de resserrer la coopération de son Département avec l’UNESCO.

Lors de leur rencontre au Siège du FMI, le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn et la Directrice générale ont abordé un large éventail de sujets. Leur échange de vues a porté tout particulièrement sur l’impact de la crise financière et économique mondiale sur les services sociaux. Mme Bokova a informé M. Strauss-Kahn du lancement du Rapport mondial de suivi sur l’Education pour tous (EPT) 2010 au Siège des Nations Unies à New York, au début de la semaine, et de l’avertissement qu’il contient concernant l’impact probable des réductions budgétaires sur l’éducation dans le sillage de la crise mondiale.

Mme Bokova a soulevé la question de savoir comment obtenir que l’éducation bénéficie plus systématiquement d’un rang de priorité élevé dans l’ordre du jour des grandes rencontres internationales telles que le G20 ou le G8. A également été évoqué le renforcement nécessaire de la coopération entre le FMI et l’UNESCO à l’échelle mondiale ou nationale pour faire en sorte que l’éducation bénéficie d’un rang de priorité suffisant dans les politiques de développement à l’échelle locale.

La Directrice générale a également rencontré James Billington, Directeur de la Bibliothèque du Congrès, pour débattre des moyens de renforcer la coopération de l’UNESCO avec la Bibliothèque du Congrès sur le projet de Bibliothèque numérique mondiale.




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