31.01.2011 - ODG

Irina Bokova en visite à Auschwitz-Birkenau pour une rencontre interculturelle historique

© UNESCO - Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, Asha-Rose Migiro, Vice Secrétaire générale des Nations Unies, et Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand, lors de la visite commémorative au site d’Auschwitz-Birkenau en Pologne, patrimoine mondial de l’UNESCO, le 1 février 2011

Le 1er Février 2011, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, se rend sur le site d’Auschwitz-Birkenau, dans le cadre d’un voyage interculturel organisé dans le cadre du projet Aladin, parrainé par l’UNESCO, en compagnie d’une délégation de plus 150 hautes personnalités du monde entier, dirigeants et représentants du Moyen Orient, de l’Afrique, des Etats-Unis et de l’Europe.

La Directrice générale est accompagné, entre autres autorités, du Maire de Paris, Bertrand Delanoë, Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal et Président de la conférence islamique, de Madame Asha-Rose Migiro, Vice Secrétaire générale des Nations Unies, et de Madame Anne-Marie Revcolevschi, présidente du projet Aladin.

La délégation comprend également son altesse Sheikha Haya Rashed Al-Khalifa, du Royaume de Barhein; Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand ; Mohamed Vall, ancien Président de Mauritanie; et des représentants des chefs d’états de France, Egypte, Maroc, Pakistan et de Turquie. Les maires de 12 villes d’Europe, d’Afrique et du Moyen Orient se joignent également au voyage.

Le but de cette visite est de porter un message unanime de lutte contre le négationnisme et contre toutes les formes de racismes. « L’Holocauste n’est pas seulement l’affaire d’un peuple ou d’une région du monde. L’Holocauste est l’affaire de tous. Tous les politiques, tous les intellectuels, tous les religieux dans tous les pays du monde doivent s’unir pour le rapprochement des cultures et lutter contre le déni de ce génocide », a déclaré la Directrice générale.

Le site d’Auschwitz Birkenau est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. C'est le seul site à avoir été inscrit par les Etats Parties avec une intention explicite de transmission et de devoir de mémoire pour les générations futures. « A mesure que les survivants disparaissent, il est essentiel de préserver la mémoire en protégeant les documents et en visitant les lieux du génocide des juifs, pour comprendre et tirer les leçons de cette ignominie », a également précisé Irina Bokova.

L’UNESCO a commencé son programme d’éducation à l’Holocauste en 2007. L’Organisation développe du matériel et des approches pédagogiques pour faire vivre la mémoire de l’Holocauste et met à disposition du grand public et des enseignants des ressources pédagogiques. Dans le cadre de ses actions pour diffuser la mémoire de l’Holocauste, l’UNESCO a publié en 2010 un manuel à destination des professeurs d’Afrique subsaharienne, pour les aider à aborder ce sujet en classe, et organise cette semaine à Beit Berl, en Israël, un atelier de formation pour les professeurs des écoles associées de l’UNESCO en Israël, au Canada et en Allemagne. L’UNESCO participe à la Task Force internationale sur l’éducation, la mémoire et la recherche sur l’Holocauste.




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