05.07.2013 - UNESCOPRESS

Le jazzman Marcus Miller a été nommé Artiste de l’UNESCO pour la paix

© UNESCO/Emilien UrbanoMarcus Miller

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a nommé aujourd’hui Artiste de l’UNESCO pour la paix le célèbre musicien de jazz américain, compositeur, producteur et animateur de radio, Marcus Miller. Dans ce nouveau rôle, le musicien va apporter son soutien au Projet de l’UNESCO La Route de l’esclave, contribuant à sensibiliser à ce phénomène qui a eu un profond impact sur le monde moderne, tant du point de vue religieux, culturel ou à travers le mouvement des droits de l’homme.

Lors de la cérémonie de nomination qui s’est tenue à l’Hôtel de Talleyrand à Paris, Irina Bokova a qualifié Marcus Miller d’artiste « qui a touché les cœurs et les esprits des hommes et des femmes du monde entier », de « musicien qui a gagné les prix les plus célèbres et qui incarne l’esprit de créativité, de liberté et de résistance qui est au cœur de la musique, et en particulier au cœur du jazz ».

La Directrice générale a ajouté : «En  vous appuyant sur la générosité propre à la musique, je vous invite à promouvoir La Route de l’esclave, en particulier lors de son vingtième anniversaire l’année prochaine, ainsi que tous nos efforts en vue de bâtir la paix à travers le dialogue et le respect ».

Deux fois récompensé par un Grammy Award, Marcus Miller est surtout connu comme bassiste mais joue aussi du clavier, de la clarinette et de la clarinette basse. Il a plus de 500 titres à son actif sur des disques allant du jazz au R&B et à l’opéra. Il a travaillé avec des artistes de légende, dont Miles Davis, l’Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO Herbie Hancock, Wayne Shorter, Eric Clapton et beaucoup d’autres.

Marcus Miller a commencé à collaborer avec l’UNESCO en avril 2012 quand il a pris part à la première Journée internationale du Jazz. Il a aussi participé à la seconde édition qui s’est tenue cette année à Istanbul (Turquie), ainsi qu’aux évènements organisés au siège des Nations Unies en mars dernier à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves. Cette Journée (25 mars) a été adoptée en 2007 par une résolution des Nations Unies pour compléter la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, commémorée par l’UNESCO chaque 23 août.

En tant qu’Artiste de l’UNESCO pour la paix, Marcus Miller travaillera avec l’UNESCO à promouvoir les leçons que l’on peut tirer de la tragédie de l’esclavage et de la traite négrière, leçons qui peuvent servir à apporter des réponses aux grands problèmes d’aujourd’hui : réconciliation nationale ; respect du pluralisme culturel ; nécessité de construire des sociétés inclusives et justes.
         
Le projet de la Route de l’esclave a été lancé en 1994 avec un triple objectif :

•    Contribuer à une meilleure compréhension des causes de la traite négrière, de ses modalités d’opération ainsi que des enjeux et des conséquences de l’esclavage dans le monde (plus particulièrement en Afrique, en Europe, dans les Amériques, aux Caraïbes, dans l’Océan Indien, au Moyen-Orient et en Asie);

•    Mettre en lumière les transformations globales et les interactions culturelles issues de cette histoire;

•    Contribuer à une culture de la paix, en favorisant la réflexion sur le pluralisme culturel, le dialogue interculturel et la construction des nouvelles identités et citoyennetés.

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Contact Médias : Isabelle Le Fournis,
tél. + 33 (0)1 45 68 17 48 / i.le-fournis(at)unesco.org

 

 




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