27.11.2011 - ODG

Voyage au centre de la culture bouddhiste et confucéenne en République de Corée

© UNESCO/Cynthia Guttman

Fermées au public afin de préserver le site, les portes de la grotte de Seokguram, où se trouve une statue monumentale du VIIIe siècle d’un Bouddha assis sur un piédestal en forme de lotus, ont été ouvertes en l’honneur de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, lors de sa visite au temple de Bulguksa, le 27 novembre.

Entourée de bodhisattvas et de disciples délicatement sculptés, la statue est considérée comme un chef d’œuvre de l’art bouddhique en Extrême-Orient. Le temple de Bulguksa, vaste complexe de salles de prière et de pagodes situées au milieu des pins, des érables et des montagnes, a 14 siècles d’histoire puisqu’il remonte à la dynastie Silla (57 avant J.-C. – 925 après J.-C.), qui embrassa officiellement le bouddhisme.

Au cours de sa visite, la Directrice générale a parcouru le complexe, fait résonner la cloche de fonte monumentale du temple et s’est initiée à la pratique de la reproduction de pétroglyphes sur du papier de riz et à la fabrication de lanternes en forme de lotus. Lors d’un dîner offert par l’ordre Jogye du bouddhisme coréen, elle s’est entretenue de la vision bouddhiste de la paix avec le révérend Jeong Mahn.

Une visite au village de Yangdong, dans la zone historique de Gyeongju, qui est également un site du patrimoine mondial, a donné à la Directrice générale un autre aperçu du patrimoine coréen. Le tranquille village clanique, composé d’habitations aux toits de chaume, de pavillons et de maisons aux charpentes de bois disséminés au milieu des forêts et des plaines, date du XVe siècle. Son aménagement, ses structures sociales et ses traditions reflètent la culture confucéenne de la dynastie Joseon qui a régné de 1392 à 1910.

La Directrice générale y a été accueillie par le maire de Gyeongju et deux familles dont la présence à Yangdong remonte à quelque 500 ans. Même les recettes du repas traditionnel et du vin de riz servis à la Directrice générale ont été fièrement transmises de génération en génération.

Déclarant que « le patrimoine n’a pas de prix », les familles ont expliqué que jusqu’à ce jour, elles n’ont ni permis des activités commerciales dans le village, ni envisagé de faire payer de droit d’entrée car, ont-elles dit, cela exigerait tout d’abord d’enseigner aussi bien aux villageois qu’au grand public comment préserver un patrimoine vivant.

 




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