19.05.2005 -

Des ateliers sur la liberté de la presse dans les Caraïbes

Une première série d'ateliers sur les pratiques éthiques, la formation au journalisme et la gestion de la liberté de la presse dans les Caraïbes a eu lieu récemment à Saint George, Grenade, en collaboration avec le Conseil de la presse des Caraïbes de l'Est. L'événement, qui a marqué la Journée internationale de la liberté de la presse, était soutenu par le Programme International pour le Développement de la Communication (PIDC) de l'UNESCO.

L'atelier a été suivi d'une discussion publique centrée sur la contribution directe des médias à promouvoir la bonne gouvernance, l'éthique journalistique, l'autorégulation et la déontologie.

 

Rickey Singh, journaliste très connu des Caraïbes, en parlant de « ce qu'est la liberté d'expression », a dit que les Caraïbes continueront à être distinguées par la liberté de la presse. « Dans cette région, les journalistes ne sont pas assassinés ou tués en faveur de la liberté de la presse ». Il a ajouté : « Ceux d'entre nous qui apprécient qu'aucune autre chose existe d'aussi absolue que la liberté, préfèrent néanmoins des médias où la liberté n'est pas affaiblie par des méthodes de possession. Nous sommes également conscient des pressions qui proviennent souvent des ministres du gouvernement ainsi que des sociétés intéressées, en particulier des annonceurs publicitaires, pour déjouer la retransmission des actualités et des analyses des journaux, ou des actualités et d'autres programmes de radio et de télévision. »

 

Kirk Meighoo, spécialiste en sciences politiques, économiques et sociales, et auteur et conférencier universitaire a expliqué quels sont les faits qui produisent une bonne gouvernance. « Il est probable que l'un des plus importants aspects de la bonne gouvernance soit la légitimité. Etablir et préserver la confiance entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés donnent lieu à la légitimité. La démocratie formelle ne garantit pas la légitimité. Il faut plus de temps pour gagner la légitimité que pour gagner une élection. » Il a également dit que les médias doivent comprendre le contexte qui est le leur, et pas seulement importer des idées provenant d'ailleurs. Les médias doivent également comprendre le rôle important qu'ils jouent dans la société, et leur place essentielle dans le développement de l'autonomie du citoyen.

 

Harold Hoyte, éditeur en chef et président du journal « Nation », a pointé du doigt le fait que la presse n'est pas absolue. « Elle est sujette aux droits des autres et à certaines lois, comme par exemple la diffamation et la sédition. » Le public est désormais au courant que le droit de savoir est crucial. C'est un droit social appartenant à tous les peuples et le droit de parler est institutionnalisé dans les journaux.

 

Lady Simmons, présidente du Conseil de la presse des Caraïbes de l'Est, a présenté des arguments en faveur de l'autorégulation. L'ex juge de tribunal de grande instance a parlé des mérites de l'autorégulation. Elle a déclaré que les règles que l'on s'impose à soi-même ont probablement davantage de poids que celles imposées légalement.




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