07.07.2015 - ODG

Le Premier Ministre et le Ministre des affaires étrangères de la Norvège font part du soutien de leur pays à l’égard de l’UNESCO et de l’éducation

UNESCO/Cynthia Guttman - UNESCO Director-General, Irina Bokova, with the Prime Minister of Norway Erna Solberg.

Mme Erna Solberg, Premier Ministre de la Norvège, a affirmé le rôle de la qualité de l’éducation pour donner aux enfants et aux jeunes un avenir décent et lutter contre l’extrémisme violent, lors d’une rencontre avec la Directrice générale en marge du Sommet d'Oslo sur l'éducation pour le développement, le 7 juillet.

Elle a indiqué que la qualité était une préoccupation mondiale, car même dans les pays développés comme la Norvège un pourcentage d’élèves ne réussissent pas à acquérir les compétences élémentaires à l’école, nombre d’enseignants ne disposant pas des méthodes nécessaires pour aider les élèves ayant des difficultés d’apprentissage.

La Directrice générale a fait observer que le programme de développement durable était, de fait, universel, et qu’il suscitait une réflexion mondiale sur les mesures stratégiques à prendre pour améliorer la qualité des systèmes éducatifs.

Elle a félicité le Premier Ministre pour le succès du Sommet d’Oslo, faisant observer que le financement constituait un aspect essentiel de la mise en œuvre de la Déclaration d’Incheon. Elle a salué la création de la Commission pour le financement des possibilités éducatives mondiales, remerciant le Premier Ministre d’avoir invité l’UNESCO à en être un des co-organisateurs.

Renforcer les capacités des systèmes éducatifs par la formation des enseignants, l’élaboration des programmes et un soutien général aux ministères de l’éducation fait partie des activités essentielles de l’UNESCO qui compteront dans la réalisation de l’Éducation 2030. À cet égard, la Directrice générale a remercié le Premier Ministre du soutien vigoureux de la Norvège dans ces domaines.

‎Elle a attiré l’attention sur le Programme conjoint « Autonomiser les adolescentes et les jeunes femmes grâce à l'éducation », lancé par l’UNESCO, ONU-Femmes et l’UNFPA, qui adopte une approche à l’échelle du système dans un certain nombre de pays pilotes. Le Premier Ministre a exprimé son intérêt pour l’initiative, faisant observer qu’il convenait de mettre en place des programmes pour aider les filles à rester à l’école ou à y retourner.

La Directrice générale a relevé que l’aide aux enseignants était aussi un aspect de la lutte contre la radicalisation de la jeunesse, de la promotion du dialogue interculturel et de la protection des identités.

« Nous ne pourrons pas lutter contre l’extrémisme violent au Moyen-Orient ou dans nos sociétés si nous n’agissons pas sur le plan de l’éducation », a déclaré la Directrice générale.

Elle a ajouté que cela impliquait de favoriser l’alphabétisation, évoquant l’action de l’UNESCO en Afghanistan et les demandes de pays tels que l’Égypte.

Le Premier Ministre a elle aussi reconnu la nécessité de mobiliser différentes forces pour lutter contre l’extrémisme, en particulier les jeunes et les communautés, faisant part de ses préoccupations quant aux jeunes norvégiens qui se rendent en Syrie.

Lors d’une autre rencontre avec la Directrice générale, M. Borge Brende, Ministre norvégien des affaires étrangères, a déclaré que l’éducation était un des investissements les plus importants pour l’emploi, l’innovation, la croissance et la réponse à la crise, et a affirmé que la Norvège était disposée à appuyer des actions efficaces et d’un bon rapport coût-efficacité.

La Directrice générale a félicité le Ministre d’avoir mis l’accent sur le financement en vue de la Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba, où la Norvège co-organisera une manifestation parallèle sur le financement de l’éducation. Tous deux ont noté la nécessité d’agir davantage en collaboration avec les économies émergentes.

La Directrice générale a remercié le Ministre des affaires étrangères du soutien de la Norvège aux fonctions essentielles de l’UNESCO, en particulier le renforcement des capacités des systèmes éducatifs et l’amélioration de la formation des enseignants.

Conscients du coût de l’ignorance, le Ministre des affaires étrangères et la Directrice générale ont débattu de l’importance de la réforme des programmes de formation des enseignants et de manuels qui tiennent compte des droits de l’homme, de l’égalité entre les sexes et des valeurs de diversité culturelle. M. Brende a fait part de l’intérêt de la Norvège pour une action conjointe, aux côtés de l’UNESCO, en Tunisie et en Égypte.

Plusieurs domaines de soutien éventuel ont été évoqués, liés au rôle de coordination de l’agenda post-2015 de l’UNESCO.




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