03.08.2011 - UNESCO

Promouvoir le programme Mémoire du monde en Iran

Pandj Gandj de Nezâmi - © Bibliothèque Sepahsalar (Shahid Mottahri)

Lors d’une réunion sur le programme Mémoire du monde de l’UNESCO qui s’est tenue le 12 juillet 2011 à Téhéran (Iran), des actions concrètes ont été recommandées pour permettre à l’Iran de développer ses activités dans le cadre du programme. Parmi ces actions figurent l’intégration d’une étude de la Mémoire du monde dans l’enseignement supérieur, l’organisation de nouveaux programmes de formation pour préparer les propositions d’inscription au registre de la Mémoire du monde, ainsi que la création d’un réseau étendu avec d’autres institutions afin d’assurer la promotion du programme.

“Nous devons redoubler d’efforts dans ce sens, car c’est le seul moyen de renforcer les capacités nationales” a déclaré dans son allocution d’ouverture Qunli Han, directeur du Bureau de l’UNESCO à Téhéran. L’événement était organisé par la Commission nationale iranienne pour l’UNESCO à l’occasion de l’inscription de deux nouvelles collections iraniennes au registre de la Mémoire du monde. Une trentaine de participants associés au programme Mémoire du monde en Iran, dont des membres du Comité national iranien du programme, assistaient à la réunion présidée par le secrétaire général de la Commission nationale iranienne, M. Saeidabadi.

Les trois actions mentionnées par Qunli Han font partie des recommandations émises à la 4ème Conférence internationale du programme Mémoire du monde (Varsovie, Pologne, 18-21 mai 2011). M. Han a en outre insisté sur l’importance de mettre en place une stratégie nationale à long terme, qui permettrait une meilleure gestion des aspects techniques du programme. Dans le cadre d’une stratégie nationale clairement définie, il serait par exemple plus facile de décider la période de l’histoire de l’Iran à privilégier pour choisir les collections qu’on souhaite inscrire au registre de la Mémoire du monde.

Les questions suivantes ont également été abordées à la réunion de Téhéran : l’importance d’identifier les collections menacées et de créer une base de données ; la nécessité de développer les échanges entre différents pays et régions ; et l’importance de créer des liens entre la Mémoire du monde et les organes audiovisuels publics afin de réaliser des actions de promotion pour faire connaître le programme au grand public.

Les participants ont été informés des initiatives menées récemment en Iran, telles qu’un cycle d’ateliers sur la Mémoire du monde financés par les municipalités. Les deux collections qui viennent d’être inscrites au registre de la Mémoire du monde ont également été présentées à la réunion. Il s’agit du traité d’astrologie d’Abû-Rayhân Muhammad ibn Ahmad al-Bîrûnî, , et du recueil des cinq longs poèmes de Nezâmi, le .

Ces nouvelles inscriptions viennent s’ajouter aux trois collections iraniennes qui figurent déjà au registre de la Mémoire du monde : l’ (manuscrit du XIIIe siècle) ; le (Le Livre des rois du prince Baysanghor) ; et les .

L’UNESCO a mis en place le programme Mémoire du monde en 1992 pour faire prendre conscience de la valeur du patrimoine documentaire. Des collections importantes ont souffert des dommages divers dans le monde entier. Le pillage, la dispersion, le trafic illicite, la destruction, les mauvaises conditions de conservation et le manque cruel de moyens financiers y sont pour beaucoup. De nombreux documents ont disparu à tout jamais, d’autres sont en péril. Grâce au programme Mémoire du monde, ces trésors sont préservés et portés à la connaissance des jeunes générations pour qu’elles puissent tirer les leçons du passé.




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