21.06.2014 - UNESCOPRESS

Des sites en Iraq, aux Pays-Bas, au Japon et en Arabie saoudite inscrits sur la Liste du patrimoine mondial

© Simone RiccaKhushk on Bayt Naseef roof - Historic Jeddah, the Gate to Makah (Saudi Arabia)

Le Comité du patrimoine mondial réuni à Doha (Qatar) a inscrit aujourd’hui sous la présidence de la Sheikha Al Mayassa Bint Hamad Bin Khalifa Al Thani a inscrit les sites suivants sur la Liste du patrimoine mondial :

La Citadelle d’Erbil (Iraq) est un établissement anciennement fortifié bâti au sommet d’un imposant tell ovoïde - un monticule créé par les générations qui se sont succédées sur le site et ont reconstruit au même endroit. Elle est située dans la région autonome du Kurdistan en Iraq, au nord du pays. Le mur ininterrompu de façades de maisons du 19e siècle continue de donner l’impression visuelle d’une forteresse imprenable surplombant  la ville d’Erbil. La Citadelle présente un tracé de rues particulier, en éventail, datant de la phase ottomane tardive d’Erbil. Les sources écrites et iconographiques documentent l’antiquité de l’occupation du site –Erbil correspond à l’ancienne Arbelès, un important centre politique et religieux assyrien- tandis que les découvertes et fouilles archéologiques suggèrent que la colline cache les strates et les vestiges d’établissements plus anciens.

Usine Van Nelle (Pays-Bas) - Réalisée au cours des années 1920 le long d’un canal de la zone industrielle du Polder Spaanse, à Rotterdam, l’usine Van Nelle est un des fleurons de l’architecture industrielle du XXème siècle. Il s’agit d’un ensemble d’usines aux façades de verre et d’acier utilisant à grande échelle le principe du « mur rideau ». Conçue comme une usine idéale, elle est ouverte sur l’extérieur et l’espace intérieur est évolutif en fonction des besoins. La lumière y est mise au service du confort au travail. Elle se veut une usine nouvelle, véritable symbole de la culture architecturale  moderniste et fonctionnaliste de l’entre-deux-guerres. Elle témoigne aussi de la longue tradition portuaire et économique néerlandaise dans les domaines du conditionnement de produits agro-alimentaires importés (café, thé, tabac) et leur commercialisation en Europe.

Filature de soie de Tomioka  (Japon) - Créé en 1872, ce complexe historique séricicole et de filature de la soie se situe dans la préfecture de Gunma, au nord-ouest de Tokyo. Construit par le gouvernement, avec des machines importées de France, il se compose de quatre sites qui correspondent aux différentes étapes de la production de soie grège : élevage des cocons dans une ferme expérimentale ; site de stockage des graines dans des caves à température constante ; dévidage des cocons et filature de la soie grège en usine ; magnanerie-école pour la diffusion des connaissances séricicoles. Le site illustre la volonté du Japon d’accéder rapidement aux meilleures techniques de la production de masse et il a été un élément décisif du renouveau de la sériciculture et de la soierie japonaise dès le dernier quart du XIXème siècle. Il témoigne de l’entrée du pays dans le monde moderne industrialisé. Le Japon va devenir le leader de la production séricicole et le premier exportateur mondial, notamment vers la France et l’Italie.

Ville historique de Djeddah,  la porte de La Mecque (Arabie saoudite) - Sur la rive orientale de la Mer rouge, Djeddah a été à partir du VIIème siècle l’un des ports les plus importants sur les routes commerciales de l’océan Indien. C’est ici qu’arrivaient les marchandises à destination de La Mecque. C’était aussi le port d’arrivée pour les pèlerins voyageant par la mer. Ce double rôle a permis le développement d’une ville multiculturelle, caractérisée par une tradition architecturale originale, née de la fusion des traditions de construction en corail de la région côtière de la Mer Rouge avec des idées et savoir-faire glanés le long des routes commerciales. Au XIXème siècle, les élites marchandes y ont notamment bâti de superbes maisons-tours.</pre>

La 38e session du Comité du patrimoine mondial a commencé le 15 juin et se poursuivra jusqu’au 25 juin. Les inscriptions se poursuivent dans l’après-midi.

***

Les travaux du Comité peuvent être suivis en ligne à l’adresse suivante : http://whc.unesco.org/

Contact médias à Doha : Sue Williams, Service de presse de l’UNESCO, s.williams@unesco.org, +33(0)6 15 92 93 62 ou +974 503 166 09




<- retour vers Toutes les actualités