01.11.2016 - ODG

Le soft power ou le pouvoir de convaincre au XXIe siècle

UNESCO

Le 1er novembre, la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, s’est exprimée lors du Conseil des relations internationales de Montréal sur le thème « Gouvernance mondiale et soft power au XXIe siècle. »

Mme Bokova, devant un large public composé de décideurs, de responsables d’entreprises, de présidents et professeurs d’universités et de journalistes, a évoqué les difficultés auxquelles sont confrontées toutes les sociétés actuelles et la place qu’occupe l’UNESCO dans la promotion du pouvoir de convaincre comme fondement du renforcement de la gouvernance mondiale, notamment dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

La manifestation a été ouverte par M. Gil Rémillard, Président fondateur du Forum économique international des Amériques (FÉIA), M. Pierre Lemonde, Président-Directeur général du Conseil des relations internationales de Montréal, et clôturée par Mme Hélène David, Ministre de l’enseignement supérieur du Québec.

Mme Manon Gauthier, membre du comité exécutif de la ville de Montréal en charge de la culture, du patrimoine, du design, de l’espace de vie et du statut de la femme, a elle aussi pris la parole lors de l’introduction. Mme Christina Cameron, présidente de la Commission canadienne pour l’UNESCO, était également présente.

« Dans un monde de diversité, la construction de la paix commence par le vivre-ensemble, sur les médias sociaux, sur le lieu de travail, dans les salles de cinéma et les lieux publics des villes multiculturelles », a déclaré la Directrice générale, en soulignant la nécessité d’apprendre à vivre dans la diversité, par l’éducation et les compétences, et des politiques publiques nouvelles et plus ciblées.

La Directrice générale a déploré la montée dans de trop nombreux pays de politiques de retrait et de rejet, évoquant également les nouvelles formes d’extrémisme violent et insistant sur l’importance du dialogue, fondé sur le respect et la compréhension mutuelle.

« C’est précisément dans ce contexte instable que nous devons déployer tous nos efforts pour rétablir la confiance dans la coopération et le dialogue, et redonner un sens à la culture et à la tolérance », a ajouté la Directrice générale.

« Le soft power est indispensable pour bâtir une culture de la paix par le biais de l’éducation, de la culture, des sciences, de la communication et de l’information. »

Dans tous ces domaines, la Directrice générale a souligné l’importance croissante de la coopération de l’UNESCO avec le Canada, et a remercié le Gouvernement pour son soutien dans des domaines allant de la liberté d’expression à l’enseignement sur l’Holocauste, en passant par les actions de soutien à la mise en œuvre du Programme 2030. Elle a également rappelé le rôle de premier plan du Québec en tant que pilier de la diversité, de la culture et du dialogue.

Mme Bokova a salué le profond engagement à promouvoir la diversité en tant que force pour la paix incarné par la ville de Montréal, Ville créative de l’UNESCO pour le design. 

En conclusion, la Directrice générale a cité l’illustre défenseur canadien de la paix, M. Lester B. Pearson, lauréat du prix Nobel de la paix en 1957 :

« De tous nos rêves actuels, aucun n’est plus important ou difficile à réaliser que celui de la paix dans le monde. Ne perdons jamais notre foi en ce rêve ni notre détermination à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’il devienne un jour une réalité. »

Mme Bokova a saisi cette occasion pour participer à une réunion avec 10 titulaires de chaires universitaires UNESCO du Canada, originaires du Québec.

« Je considère le réseau mondial de chaires universitaires UNESCO comme l’un des plus beaux fleurons de l’Organisation », a déclaré la Directrice générale, tout en remerciant les titulaires de ces chaires pour leur engagement en tant qu’ambassadeurs des valeurs et des priorités de l’Organisation, et acteurs clés de l’édification de sociétés du savoir.

Le Programme UNITWIN/Chaires UNESCO a été lancé en 1992. Il encourage la coopération et la création de réseaux entre les universités au niveau international pour renforcer les capacités institutionnelles par le partage de connaissances et la collaboration. On compte 19 chaires universitaires UNESCO au Canada, dont 12 au Québec.




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