19.05.2014 - UNESCO Office in Dakar

Des initiatives réussies afin de réduire le chômage des jeunes africains

Heureux d'avoir un emploi. Un tailleur au Sénégal. ©UNSECO/Anne Muller

Quatre vidéos mettent en lumière des exemples de réussites pour la recherche de solutions concernant l’épineux problème de l’emploi des jeunes en Afrique. Les vidéos montrent des exemples innovants du Bénin, du Nigéria et du Sénégal qui permettent d’identifier des solutions efficaces pour réduire le chômage des jeunes.

Ces dernières années, la montée en puissance du taux de chômage (3 chômeurs sur cinq sont des jeunes), du sous-emploi et le faible niveau de productivité qui donne plus de poids à l’économie informelle, constituent un véritable casse tête pour les gouvernements des pays africains. 

« La plupart des pays africain ont des stratégies et politiques pour favoriser l’éducation et la formation techniques et professionnelles des jeunes, mais il manque des exemples concrets de solutions qui aboutissent. »

« C’est dans cette optique que nous devons partager les bonnes pratiques et encourager l’utilisation de ces solutions dans d’autres pays africains, » précise Hervé Huot-Marchand spécialiste de l’éducation au Bureau régional de l’UNESCO à Dakar. 

La série de vidéos présentent : 

Le centre Songhai au Bénin est une micro-entreprise durable, son objectif est de former les jeunes africains. Il est considéré comme un modèle de bonnes pratiques pour le développement rural, le développement durable, la formation des jeunes, et l'autofinancement d'une entreprise. .

La reconnaissance des compétences acquises dans l’informel au Sénégal est une initiative qui répond aux besoins de formation des jeunes dans le secteur informel comme la mécanique, la couture, etc. L’objectif est de créer des structures permettant aux jeunes d’exercer leur métier et permettre également à ces jeunes d'obtenir une certification identique à celle qu'ils auraient eue dans le système formel de formation. 

Auchi Polytechnic au Nigeria est un insitut de formation qui facilite l’insertion des étudiants dans le secteur formel. Depuis plusieurs années, Auchi Polytechnic a créé ce qu'on appelle le village CEDAP, centre pour le développement de l'entreprenariat, où les étudiants sont dotés des compétences nécessaires pour exercer dans des secteurs tels que la pisciculture, la menuiserie, la fabrication de savon, la fabrication de chaussures, la poterie. 

Les Centres sectoriels au Sénégal, fruits d'un partenariat public/privé, ont été identifiés comme un des bons exemples de développement des compétences techniques et professionnelles pouvant être partagés. Les centres sont actuellement présents  dans trois secteurs d'activités différents.

La Stratégie de l’UNESCO pour l’EFTP

L’UNESCO recommande la transformation de l’EFTP de façon à ce qu’elle englobe l’ensemble des compétences exigées par le monde du travail et nécessaires pour y accéder. 

La Stratégie de l’UNESCO pour l’EFTP  définit trois grands domaines d’activité de l’Organisation : les conseils en matière de politiques et le renforcement des capacités, l’élaboration et le suivi des normes internationales, et le partage des connaissances. 

Le cadre mondial qui oriente l’action collective menée pour soutenir le développement de l’EFTP a été défini lors du Troisième Congrès international sur l’EFTP , organisé par l'UNESCO en 2012.




<- retour vers Toutes les actualités