08.12.2017 - Culture Sector

La République dominicaine se dirige vers la ratification de la Convention de 2001

© UNESCO

L'UNESCO et la République dominicaine ont organisé un atelier national sur la protection du patrimoine culturel subaquatique à Saint-Domingue le 7 décembre 2017 en vue d'adopter un plan d'action national pour la ratification et la mise en œuvre de la Convention de l'UNESCO de 2001.

Dans les eaux de la région des Caraïbes et plus particulièrement en République dominicaine, le patrimoine culturel subaquatique est particulièrement riche. Le patrimoine qui s’y trouve témoigne des premiers échanges entre l'Europe et l'Amérique. Depuis des années, ce patrimoine, si précieux pour les connaissances qu’il apporte et en tant qu'élément constitutif des identités nationales et culturelles de la région, a été détruit et menacé par la pratique de la chasse au trésor, de l'exploitation commerciale et du pillage, malgré les efforts de divers acteurs sociaux, académiques et politiques engagés dans la sauvegarde du patrimoine. C'est pourquoi l'UNESCO et le Ministère de la culture de la République dominicaine ont organisé un atelier national pour examiner les avantages à la mise en œuvre, au niveau national, de la Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Celle-ci permettra de protéger le patrimoine subaquatique se trouvant à la fois dans la juridiction nationale des États mais aussi dans les eaux internationales.

La réunion a été ouverte par le Ministre de la Culture, S. E. M. Pedro Vergés, Ambassadeur d'Espagne pour la République Dominicaine, S. E. M. Alejandro Abellán García de Diego, Directeur du Bureau régional pour la culture en Amérique latine et dans les Caraïbes, Mme Katherine Müller Marin, suivi d'un discours liminaire prononcé par Mme Ulrike Guerin, responsable du Secrétariat de la Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique à l'UNESCO.

Cet atelier, qui s'adressait en premier lieu aux autorités nationales responsables de la ratification et de la mise en œuvre de la Convention de 2001, a permis de dissiper les doutes qui subsistaient quant à sa ratification et de montrer aux autres États de la région les apports d'une mise en œuvre réussie. Deux membres du Conseil consultatif scientifique et technique (STAB) de la Convention de 2001 ont encouragé le débat sur des questions scientifiques et les autorités responsables ont fait preuve d'un ferme engagement quant à une probable ratification de la Convention de 2001.




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