01.04.2010 -

L'assassinat de deux journalistes au Honduras porte à cinq le nombre de professionnels des médias tués en mars

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd'hui l'assassinat des journalistes José Bayardo Mairena et Manuel Juárez, abattus par des inconnus le 26 mars dans l'est du Honduras.

« Je condamne les meurtres des journalistes de radio José Bayardo Mairena et Manuel Juárez », a déclaré la Directrice générale. « Des crimes aussi odieux contre des professionnels des médias minent le droit fondamental à la liberté de l'information, qui est la pierre angulaire de toute société démocratique. Cinq journalistes ont été tués cette année au Honduras. J'appelle les autorités honduriennes à faire leur possible pour arrêter les responsables et mettre un terme à cette vague de violence intolérable et sans précédent ».

 

Selon des informations parues dans la presse, les deux victimes sont tombées dans une embuscade près de Juticalpa, dans la province d'Olancho, alors qu'ils rentraient en voiture après avoir animé une émission de radio à Catacamas. Des inconnus ont mitraillé leur véhicule. Les deux journalistes travaillaient pour les stations de radio Excélsior et Super 10.

 

Leur mort porte à cinq le nombre de journalistes assassinés depuis le 1er mars. Les autres victimes étaient les personnes suivantes : Nahúm Palacios Arteaga le 14 mars à Tocoa ; le journaliste de radio David Meza le 11 mars à La Ceiba ; et le 1er mars le reporter Joseph Hernández Ochoa à Tegucigalpa lors d'un mitraillage qui avait gravement blessé une autre journaliste.

 

« Le Honduras est de loin, avec le Mexique, le pays le plus meurtrier pour les journalistes de l'hémisphère occidental en 2010 », constate l'organisation Reporters sans frontières (RSF).

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image ».




<- retour vers Toutes les actualités