24.07.2013 - Secteur de la communication et de l'information

L’UNESCO et ses partenaires lancent l’Alliance mondiale des partenaires de l’éducation aux médias et à l’information

© UNESCO

Plusieurs organisations venant de plus de huit pays ont décidé d’unir leurs efforts et d’inspirer le changement à travers l’Alliance mondiale des partenaires de l’éducation aux médias et à l’information (GAPMIL). GAPMIL est une initiative novatrice qui tend à promouvoir la coopération internationale afin d’assurer que tous les citoyens aient accès à une série de compétence dans les domaines des médias et de l’information. Cette innovation pionnière a été créée lors du Forum mondial des partenaires de l’éducation aux médias et à l’information (MIL) qui a eu lieu du 26 au 28 juin 2013 à Abuja, Nigéria. Le Forum s’est déroulé autour du thème : « Promouvoir l’éducation aux médias et à l’information comme moyen d’encourager la diversité culturelle ».

Plus de 300 personnes venant de plus de 40 pays se sont réunis pour participer à l’évènement. Les intervenants et les participants ont discuté, révisé et adopté le cadre et le plan d’action GAPMIL qui avaient été préparés à l’avance via un appel de déclaration d’intérêt et trois mois de débats en ligne. Un comité de pilotage composé de onze personnes, dont deux de chaque région de l’UNESCO, a été établi. Le comité comprend six femmes (dont une représentante de jeunes) et cinq hommes. Cliquez ici pour plus de détails sur le cadre et le plan d’action GAPMIL (en anglais).

Trente intervenants, dont dix-sept femmes et treize hommes, ont donné des présentations de haute qualité sur des questions relatives à l’éducation aux médias et à l’information, au journalisme et au dialogue interculturel.

Les sessions du Forum ont cherché à souligner le lien entre les MIL, le dialogue interculturel et la formation au journalisme,  et à donner aux participants la possibilité de discuter des manières dont la formation au journalisme et les MIL peuvent contribuer au dialogue interculturel. Les institutions de formation au journalisme ont été encouragées à développer les MIL et les compétences interculturelles dans leur cadre pédagogique.

La réflexion sur les potentielles directives éditoriales de reportages interculturels était un des aspects important du débat. Celle-ci fera l’objet d’un chapitre dans le livre qui sera prochainement publié sur les politiques et les directives stratégiques des MIL. Les sessions ont aussi servi à donner un aperçu du livre récemment publié par l’UNESCO et intitulé : 'Model Curricula for Journalism Education: A Compendium of New Syllabi'. Le cursus sur le journalisme interculturel était particulièrement mis en valeur pour les formateurs en journalisme présents au Forum.

Avec l’Afrique au cœur de l’évènement, la branche africaine de GAPMIL a fait l’objet de débats et a été lancée par les intervenants venant d’Afrique.

Les participants ont aussi eu l’opportunité d’étudier et de présenter des recommandations en vue d’améliorer le projet sur la politique et les directives stratégiques des MIL et le cadre d’évaluation mondial des MIL. Ces derniers seront publiés plus tard dans l’année.

Lors de l’évènement, les participants ont demandé à ce que l’accès aux compétences soit garanti à tous les citoyens. Ils ont aussi souligné l’importance d’élargir la portée du programme en incluant des plateformes de médias plus communautaires telles que la radio, la télévision, la presse écrite, les bibliothèques ou encore le journalisme d’investigation, afin de donner aux citoyens les informations nécessaires pour prendre des décisions et établir des échanges interculturels.

L’influence grandissante des médias sociaux sur les sociétés, et particulièrement sur les jeunes, a été soulignée lors de l’évènement. Les participants ont ainsi encouragés les autorités à exploiter ces potentiels positifs pour l’autonomisation civique et à adresser les risques en encourageant des initiatives de MIL nationales. Les défis des infrastructures de base comme les installations électriques et l’Internet à haut débit ont aussi été mis en évidence. L’un des intervenants a affirmé : « C’est bien que nous discutions des médias, de l’éducation aux médias et à l’information et de thèmes interculturels… De temps en temps nous avons l’impression de différencier médias et bibliothèques. Je pense que nous devrions tous nous rassembler et réfléchir aux moyens d’éduquer les gens à être informé… nous devrions mettre en commun nos expériences et nos compétences pour créer des programmes nationaux qui aideraient les citoyens sur tous les niveaux sociaux pour éviter de les accabler avec un surcroit d’information fournit par les réseaux sociaux, de mal les informer et de les accabler de propagande publicitaire qui détournent l’attention […] et pourraient conduire vers des séparations et des conflits" (Cécile Coulibaly, Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes).

Le succès de l’évènement n’aurait pas été possible sans le soutien des gouvernements d’Arabie Saoudite, du Nigéria et de la Suède et la contribution de professionnels des MIL, de bibliothécaires, de formateurs, d’institutions de formation au journalisme, d’organisations de la société civile, du secteur privée, de professeurs universitaires, et de représentants d’Etats et des Nations Unies qui, ensemble, forment un kaléidoscope de cultures.

L’UNESCO remercie tous les sponsors locaux et les experts internationaux qui n’ont pas pu assister à l’évènement en personne mais qui ont contribué aux débats en ligne et à la réalisation de GAPMIL.

Les organisations concernées peuvent prendre part à l’Alliance mondiale de l’éducation aux médias et à l’information en s’enregistrant au lien suivant : complétez l’enquête pour être associé à l’Alliance mondiale de l’éducation aux médias et à l’information.

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