05.03.2010 -

La Directrice générale de l'UNESCO condamne l'agression meurtrière de deux journalistes au Honduras

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd'hui l'attaque meurtrière commise le 1er mars contre deux journalistes, au cours de laquelle Joseph Hernandez Ochoa a été tué, et Karol Cabrera sérieusement blessée.

« L'attaque dans laquelle M. Ochoa a perdu la vie et qui a sérieusement blessé Mme Cabrera est une attaque visant le peuple hondurien dans son ensemble qui ne doit pas demeurer impunie », a déclaré Irina Bokova. « Il s'agit d'une atteinte à son droit fondamental à la liberté d'expression, une tentative de museler le débat ouvert, à la base de toute société démocratique. Je suis convaincue que les autorités honduriennes feront le maximum pour traduire les auteurs en justice ».

 

Joseph Hernandez Ochoa animait l'émission « Encuentros » sur la chaîne de télévision Canal 51. Karol Cabrera participe pour sa part à un programme éducatif pour la jeunesse sur la chaîne publique de télévision Canal 8. Elle travaille aussi à la station de radio Cadena Voces.

 

Selon l'Échange international de la liberté d'expression (IFEX), les deux journalistes ont été pris pour cible alors qu'ils se rendaient au domicile de Karol Cabrera dans la capitale, Tegucigalpa.

 

Selon la police et le Secrétariat à la sécurité hondurienne, c'est Karol Cabrera qui était visée par les assaillants. Elle se trouvait sous protection policière à la suite de menaces de mort. Le policier chargé de sa protection se trouvait à son domicile où elle avait demandé qu'une protection soit assurée. En décembre dernier, sa fille adolescente avait été abattue dans la même rue.

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image ».




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