24.03.2010 -

La Directrice générale de l'UNESCO condamne un nouveau meurtre de journaliste au Mexique

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a condamné le meurtre du journaliste mexicain Evaristo Pacheco Solis dont le corps a été retrouvé le 12 mars dans la région de Chilpancingo, capitale de l'Etat du Guerrero, au sud-ouest du pays.

« Le meurtre d'Evaristo Pacheco Solis met à nouveau en relief les grands risques pris par les journalistes dans des régions où des organisations criminelles tentent de dicter leur loi », a déclaré Irina Bokova. « J'appelle les autorités mexicaines, ainsi que les responsables des forces de l'ordre à accroître leurs efforts pour améliorer les conditions de sûreté et diminuer ainsi les dangers auxquels les journalistes font face dans le pays ».

 

Evaristo Pacheco Solis, 33 ans, travaillait pour l'hebdomadaire local Vision informativa. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) cherche à savoir si le meurtre d'Evaristo Pacheco Solis est lié à son travail de journaliste. A la fin janvier, un autre journaliste, Jorge Ochoa Martinez, qui dirigeait deux publications locales, avait été assassiné dans des conditions similaires dans le Guerrero.

 

Quatre journalistes ont été assassinés depuis le début de l'année au Mexique, 13 en 2009, selon la Société interaméricaine de presse (SIP) qui note que la violence suscitée par le crime organisé va croissante dans ce pays. Son président, Alejandro Aguirre, a déclaré qu'il ne faisait « aucun doute que nous vivons les heures les plus tragiques du journalisme latino-américain ».

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image ».




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