30.08.2010 - UNESCOPRESS

Daghestan : la Directrice générale condamne le meurtre du journaliste Magomedvagif Sultanmagomedov

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné le meurtre, le 11 août dernier dans la République caucasienne du Daghestan (Fédération de Russie), de Magomedvagif « Sultan » Sultanmagomedov, rédacteur en chef de la chaîne Makhatchkala-TV, qui avait échappé à une première tentative d’assassinat en 2008.

« Je condamne le meurtre de Magomedvagif Sultanmagomedov », a-t-elle déclaré. « L’assassinat de journalistes, qui constitue une attaque contre la liberté d’expression, droit de l’homme fondamental, est aussi une atteinte à notre liberté de citoyens à être informé et à pouvoir ainsi participer à la vie démocratique. J’en appelle aux autorités pour que l’enquête en cours fasse toute la lumière sur cette affaire ».

Le véhicule dans lequel se trouvait Magomedvagif « Sultan » Sultanmagomedov a été pris sous le feu d’une arme automatique en pleine ville de Makhatchkala, capitale du Daghestan, selon Radio Liberté. Le journaliste est mort à l’hôpital des suites de ses blessures.

Selon le réseau Échange international de la liberté d'expression (IFEX) et la Fondation pour la défense de la Glasnost, il avait auparavant travaillé au département de l’éducation islamique au sein du Conseil musulman du Daghestan. Son prédécesseur à la rédaction en chef de Makhatchkala-TV, Abdullah Alishayev, avait lui-même été assassiné.

Ce meurtre intervient après ceux en mai dernier dans la région de Makhatchkala de Shamil Aliyev, directeur de stations de radio et de télévision, ainsi que de Sayid Ibragimov, directeur d’une station de télévision locale et de quatre techniciens alors qu’ils se rendaient sur le site d’un relais de télévision endommagé à la suite d’un sabotage.

 
L’UNESCO est la seule agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».




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