02.07.2010 - UNESCOPRESS

La Directrice générale de l’UNESCO condamne le meurtre du journaliste de télévision Luis Arturo Mondragón Morazán

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné le meurtre du journaliste hondurien Luis Arturo Mondragón Morazán de la chaîne de télévision Canal 19, abattu le 14 juin dans la soirée. Elle a aussi appelé les autorités à prendre des mesures pour endiguer la vague montante de violences contre la presse au Honduras.

« Je condamne le meurtre de Luis Arturo Mondragón Morazán », a-t-elle déclaré. « Il est essentiel que cet assassinat, à l’instar de ceux qui l’ont précédé, fasse l’objet d’une enquête approfondie afin d’endiguer la vague alarmante de violence contre les médias qui paralyse la démocratie au Honduras. Il est capital de mettre un terme à cette effusion de sang afin de faire respecter le droit universel de l’homme à la liberté d’expression et le droit des citoyens honduriens à être informés de ce qui se passe dans leur pays ».

Luis Arturo Mondragón Morazán, propriétaire et directeur de l’information de Canal 19, a été abattu par deux inconnus alors qu’il quittait sa station. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Luis Arturo Mondragón Morazán traitait essentiellement des informations locales, relatives notamment à la corruption gouvernementale, aux questions d’environnement et à la criminalité. Selon le CPJ qui cite un proche s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, le journaliste avait reçu des menaces de mort anonymes par téléphone ces deux dernières années. Il s’agit du septième journaliste hondurien assassiné cette année, selon cette même ONG.

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L’UNESCO est la seule agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».




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