19.04.2013 - ODG

L’UNESCO met l’accent sur l’équité et les enseignants lors des réunions autour de l’« apprentissage pour tous » à Washington

© UNESCO/E. AbramsonRebuilding schools after the 2010 earthquake, Haiti

Le 18 avril, la Directrice générale a participé à une journée de manifestations visant à donner un nouvel élan à l’action pour élargir l’accès à l’éducation, améliorer la qualité de l’éducation et accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs fixés pour 2015, qui était coorganisée par le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, le Président de la Banque mondiale, M. Jim Yong Kim, et l’envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, M. Gordon Brown.

Dans son intervention, la Directrice générale a lancé un vibrant appel à une action plus concertée en direction des groupes marginalisés, en soulignant la nécessité de cibler spécialement le renforcement de la formation et du perfectionnement professionnel des enseignants, principal moteur de l’amélioration de l’équité, de l’accès et de la qualité dans l’éducation.

Les Ministres de l’éducation et des finances de sept pays se sont joints aux organismes de développement multilatéraux et bilatéraux pour débattre des principaux obstacles aux progrès de l’éducation et des stratégies efficaces pour les surmonter. Parmi les nombreux sujets abordés, plusieurs thèmes communs se sont dégagés, avec un fort accent mis sur la nécessité d’approches intégrées visant les zones de chevauchement dans les causes d’exclusion et d’une action plus audacieuse pour surmonter les obstacles à l’apprentissage, notamment la pénurie d’enseignants formés.

Lors des échanges avec les Ministres des finances et de l’éducation du Nigéria, pays où seuls 60 % des éducateurs exerçant dans les écoles primaires sont qualifiés pour enseigner, Mme Bokova a souligné l’importance de renforcer la direction des écoles comme un moyen d’améliorer le professionnalisme dans l’enseignement et d’apporter plus de soutien aux enseignants dans leurs salles de classe. Elle a également appelé à améliorer la gouvernance au niveau national, au niveau des États et au niveau local pour faire en sorte que les ressources parviennent aux populations les plus vulnérables. L’appui au renforcement des capacités à l’échelle du système et à l’élaboration de plans nationaux pour l’éducation solides et étayés par des données a également été un thème important des rencontres entre la Directrice générale et des responsables politiques d’Haïti et du Yémen. Lors d’un échange avec les Ministres des finances et de l’éducation du Bangladesh, il a été question des mesures efficaces pour offrir des possibilités d’apprentissage aux groupes défavorisés. Mme Bokova a rappelé le potentiel des centres d’apprentissage communautaires pour élargir l’accès à l’apprentissage, encourager la transmission intergénérationnelle et renforcer les liens entre l’éducation et le monde du travail.

À la suite d’une série de réunions individuelles par pays, les participants se sont réunis pour une table ronde de haut niveau en vue de partager leurs avis sur les blocages communs qui freinent les progrès et de définir des axes d’action prioritaires pour les gouvernements et leurs partenaires de développement. « Nous devons prouver que nous pouvons mettre en commun nos ressources et mobiliser notre volonté dans la ferme conviction qu’éduquer les enfants aujourd’hui enrichira demain des sociétés entières et les générations à venir », a déclaré le Secrétaire général dans son discours.

La Directrice générale de l’UNESCO a souligné l’importance de renforcer les capacités nationales en vue de fournir une éducation de qualité et des données fiables pour la formulation de politiques adaptées. Mme Bokova a également souligné le rôle des mécanismes d’éducation non formelle pour atteindre les groupes marginalisés et a appelé à prêter plus d’attention aux besoins des enfants dans les zones en conflit.

« Il est essentiel de répondre à la crise mondiale de l’apprentissage pour mettre fin à la pauvreté et créer une prospérité partagée », a déclaré M. Jim Yong Kim, le Président de la Banque mondiale, dans son intervention.

La journée s’est achevée par un appel vibrant à une action commune pour la promotion de l’éducation des filles et l’élimination des disparités entre les sexes à tous les niveaux. Le Secrétaire général de l’ONU a souligné les efforts déployés par l’UNESCO pour alphabétiser les filles et les femmes en Afghanistan comme un exemple parlant de ce qu’il est possible d’accomplir par un engagement international concerté.

 




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