03.11.2009 -

Le Comité international de bioéthique (CIB) de l’UNESCO se réunit en novembre au Mexique

Le Comité international de bioéthique (CIB) de l’UNESCO se réunit du 23 au 25 novembre à Mexico (Mexique). Cette 16e session, organisée en coopération avec le Consejo Consultivo de Ciencias de la Présidence du Mexique, sera suivie, du 26 au 28 novembre, d’une conférence Commission européenne-UNESCO qui réunira des experts et des membres de comités nationaux de bioéthique du monde entier. Ces deux réunions étaient initialement prévues pour le mois de mai 2009, elles ont été reportées à cause de l’épidémie de grippe A(H1N1).

Trois sujets domineront cette session du CIB : la responsabilité sociale et la santé ; le principe du respect de la vulnérabilité humaine et de l’intégrité personnelle ; la question du clonage humain et de la gouvernance internationale. A quoi il faut ajouter un état des lieux de la bioéthique en Amérique latine et dans les Caraïbes.

La 16e session sera ouverte le 23 novembre (9h15) par le ministre mexicain de l’Education, Alonso Lujambio Irazábal, le Sous-Directeur général de l’UNESCO pour les sciences sociales et humaines, Pierre Sané, et le Président du CIB, Adolfo Martínez Palomo. La cérémonie d’ouverture sera suivie à 10h par un rapport d’étape sur le programme de bioéthique de l’UNESCO, notamment sur l’initiative REDBIOETICA qui concerne l’Amérique latine et les Caraïbes. Le thème La bioéthique en Amérique latine et dans les Caraïbes : expériences et perspectives occupera le reste de la journée.

La journée du 24 novembre portera sur le rapport du groupe de travail sur la responsabilité sociale et la santé (matinée) et sur le principe du respect de la vulnérabilité humaine et de l’intégrité personnelle (après-midi)*.

Le 25 novembre (9h30-12h30), le CIB débattra du clonage humain et de la gouvernance internationale. Le CIB a été pionnier dans ce domaine du clonage, posant les bases de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme (1997) qui condamne le clonage à des fins de reproduction d'êtres humains comme contraire à la dignité humaine. Depuis, plus de 50 pays ont légiféré afin d’interdire ce clonage à des fins de reproduction. Des voix s’élèvent pourtant, notamment chez les scientifiques, pour demander que le clonage à fins thérapeutiques soit traité différemment. A la demande du Directeur général de l’UNESCO, un groupe de travail du CIB a réfléchi à cette question pour déterminer si les dernières avancées scientifiques, éthiques, sociales, politiques et juridiques justifient une nouvelle initiative au niveau international.

Dans son rapport rendu en juin 2009**, le CIB observe : « Bien qu’il soit sans doute prématuré pour la communauté internationale de s’engager dès à présent dans l’élaboration d’un instrument normatif contraignant visant à harmoniser à la fois les pratiques et les principes dans ce domaine, les questions entourant la gouvernance internationale en matière de clonage humain ne peuvent être ignorées et il est urgent d’engager à ce sujet un dialogue à l’échelle internationale. L’UNESCO, forte de son mandat éthique qui n’a toujours pas d’équivalent dans le système des Nations Unies et de ses réalisations normatives […] dans le domaine de la bioéthique est particulièrement bien placée pour poursuivre cette réflexion ». A Mexico, la session sur ce thème inclura des interventions de Toivo Maimets, Professeur de biologie moléculaire et Directeur de l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Tartu (Estonie), Abdallah Daar, Professeur de santé publique et Professeur de chirurgie à l’Université de Toronto (Canada), René Frydman, chef du service Gynécologie-Obstétrique et Médecine reproductive de l’Hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (France) et Thomas Faunce, Professeur associé à la Faculté de Droit et à la faculté de Médecine, Biologie et Environnement de l’Université nationale australienne à Canberra.

La séance de l’après-midi sera consacrée au programme de travail du CIB pour 2010-2011, avant la clôture par Patricia Espinosa Cantellano, ministre mexicaine des Affaires étrangères, Pierre Sané, Adolfo Martínez Palomo, et le nouveau président du CIB, élu lors de cette session.

La Conférence Commission européenne-UNESCO, qui prendra le relais le 26 novembre, vise au renforcement des capacités des comités de bioéthique. Elle réunira des experts mais aussi des membres de comités nationaux à tous les stades de développement. La conférence, organisée avec le soutien de la Commission européenne, sera structurée autour de trois thèmes principaux : les questions émergentes en bioéthique, la construction d’un réseau international entre comités nationaux de bioéthique, l’engagement des comités dans le discours éthique.





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