27.09.2016 - Education Sector

Prix UNESCO d’éducation en vue du développement durable : les lauréats britanniques démontrent le pouvoir de l'approche « entre pairs »

© NUS-UK - Project officer leading a student training

Un mécanisme d’accréditation environnementale dirigé par des étudiants et doté d’un système de récompense figure parmi les trois lauréats du Prix UNESCO-Japon d’éducation en vue du développement durable 2016.

Le programme Green Impact, qui fonctionne depuis 10 ans, est le programme phare d’engagement en faveur de la durabilité mis au point par l’Union nationale des étudiants du Royaume-Uni (NUS-UK) et l’un des mécanismes de durabilité gérés par des étudiants ayant le plus d’ampleur et de succès au monde.

Le Prix, qui est financé par le Gouvernement japonais, consiste en trois prix annuels d’un montant de 50 000 dollars chacun.  Il récompense des projets reconnaissant le rôle de l’éducation pour relier les dimensions sociales, économiques, culturelles et environnementales du développement durable. 

Cette année, avec NUS-UK, le prix a été décerné au Centre pour la revitalisation et le développement des communautés (CCREAD-Cameroun) du Cameroun et à la Commission d’Okayama pour la promotion de l’EDD du Japon. La Directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova remettra le prix aux lauréats lors d’une cérémonie qui se tiendra au Siège de l’UNESCO, à Paris, le 11 octobre 2016.

Green Impact est axé sur des étudiants tuteurs et auditeurs, plus d’un millier chaque année,  qui encouragent le personnel à rendre leur lieu de travail plus vert grâce à des manuels sur mesure. Il est actuellement mis en œuvre dans 270 organisations, avec 1 889 équipes ou départements Green Impact, atteignant 29 191 membres du personnel. L’année dernière, pour des frais de participation de 385 000 livres, le programme a permis aux établissements participants d’économiser environ 1,2 millions de livres en améliorant l’efficacité des ressources et en instaurant une discipline en matière d’achats. Il a également fêté en 2015 sa 250 000e action verte.

Jamie Agombar, responsable de la Durabilité pour l’Union nationale des étudiants du Royaume-Uni, a déclaré : « Ce prix va mettre en lumière notre travail et les fonds nous aideront à étendre notre portée toujours plus loin. Green Impact a démarré de manière très modeste avec de petites actions de durabilité concrètes telles que l’utilisation de papier recyclé et de thé et de café provenant du commerce équitable ».

Une direction par les étudiants et une motivation de pair à pair

« Depuis, le programme s’est développé et beaucoup d’activités ont lieu désormais hors du campus. Nous avons des pompiers, des hôpitaux, des cabinets médicaux qui signent et nous voulons aller plus loin. La NUS est une organisation fortement ancrée au Royaume-Uni et le pays peut parfois être une nation centrée sur elle-même. Nous voulons maintenant collaborer et partager cette idée avec des unions d’étudiants ailleurs dans le monde ».

Alors qu’ils fêtent leur 10e année d’existence, ils ont consacré 10 000 livres du montant du prix au financement d’un mécanisme de micro-crédit pour aider d’autres personnes souhaitant lancer leurs propres projets verts mais qui n’en ont pas les moyens.

La réussite du programme est due en partie au fait qu’il est géré par les étudiants et que la motivation est alimentée par un engagement de pair à pair. En outre, les étudiants s’impliquent souvent par le biais de leurs études. Par exemple, les étudiants en médecine ont conçu le manuel pour leur hôpital local.

« Les universités paient pour participer, de sorte que le concept est autofinancé et réellement durable », a expliqué Jamie.

Lorsqu’on lui a demandé de citer un moyen par lequel les grandes organisations pourraient faire leur premier pas en faveur de la durabilité, il a dit : « Les voyages internationaux ont un énorme impact sur l’environnement et il y a tant d’autres moyens de permettre aux gens de travailler ensemble, par exemple les vidéoconférences ».

Le jury international qui a recommandé d’attribuer le Prix à Green Impact a décrit le programme comme étant « … un modèle qui peut évoluer et être appliqué au-delà du Royaume-Uni ; son impact est d’ores et déjà visible en dehors de l’enseignement supérieur, dans le monde du travail, et il a prouvé qu’il pouvait être déployé et imité au niveau international. Le projet a eu des effets très positifs et a été appliqué à grande échelle. C’est un exemple qui montre que les jeunes peuvent faire évoluer l’éducation. »

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