23.08.2013 - UNESCOPRESS

Lancement du processus de réhabilitation du patrimoine culturel de Tombouctou

Les travaux de crépissage de la mosquée de Djingareyber, la plus grande mosquée de Tombouctou, ont été lancés à l’occasion d’une mission conjointe du ministère de la culture du Mali, sous l’égide du ministre, Bruno Maïga, et du bureau de l’UNESCO à Bamako qui s’est rendue sur place du 14 au 16 août.

La mosquée de Djingareyber, la plus grande de la ville et l’une des trois du site du patrimoine mondial de Tombouctou, abrite deux des 14 mausolées qui ont été complètement détruits par les groupes armés rebelles. Elle n’a fait l’objet d’aucun entretien pendant la période d’occupation ce qui l’exposait à d’importants risques de dégradation.

En marge du crépissage, un travail de relevés architecturaux et d’estimation des coûts de réhabilitation/reconstruction des édifices endommagés à Tombouctou dont les mausolées est également sur place. Ce travail est réalisé par des architectes et de techniciens maliens contractés par le Ministère de la culture (Direction nationale du Patrimoine Culturel) grâce à un appui financier mis à disposition par l’UNESCO.

Ces travaux de crépissage marquent le démarrage des activités de réhabilitation qui vont s’étendre aux mausolées, au monument El Farouk, au Centre de manuscrits anciens Ahmed Baba,à d’autres édifices et objets culturels majeurs, ainsi qu’au patrimoine culturel immatériel endommagés pendant le conflitarmé. Les communautés locales seront étroitement associées à toutes les étapes du processus. «Le Gouvernement du Mali et l’UNESCO sont en train d’œuvrer, pour restaurer  les monuments et les mausolées de Tombouctou. Cette mission nous met en confiance, on sent que les promesses se concrétisent », a déclaré l’imam de la mosquée de Djingareyber, Abderahamane Ben Essayouti.

Cette mission s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations de la mission conjointe d’évaluation de l’UNESCO et du Mali dépêchée par la Directrice générale, Irina Bokova, en juin dernier à Tombouctou et qui a notamment révélé la dimension réelle des dommages causés au patrimoine culturel et aux manuscrits anciens.

Le démarrage des actions de réhabilitation du patrimoine culturel et des manuscrits anciens représente un véritable symbole pour les populations de Tombouctou. Il marque  la fin d’une période caractérisée par la destruction du  patrimoine culturel et la privation des pratiques et expressions culturelles. 




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